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Festival de l’Élevage
L’élevage en tête d’affiche du Théâtre-foirail de Chemillé

Bovins, caprins et ovins, au total plus de 500 animaux, ont inauguré pendant trois jours les nouveaux aménagements du Théâtre-foirail. Un équipement adopté aussi par les éleveurs.

Le dynamisme, la mobilisation de l’élevage angevin et l’enthousiasme qui présidaient au cours du festival n’ont pas occulté la conjoncture tendue.
Le dynamisme, la mobilisation de l’élevage angevin et l’enthousiasme qui présidaient au cours du festival n’ont pas occulté la conjoncture tendue.
© AA
Des dizaines de plaques rouges, bleues, jaunes… se dandinaient samedi soir au-dessus des têtes des bovins rassemblés sous le chapiteau du Théâtre-foirail de Chemillé. Les concours étaient terminés. Rigolote, Tandom, Ucale, Cannelle, Romaine et tous les championnes et les champions du treizième festival de l’Élevage avaient regagné leur stalle, auréolés de leur précieux trophée. Dès le matin, le ballet s’était mis en place avec un naturel qui frisait l’évidence : cette grande halle du Théâtre-foirail, avec plus de cinquante exposants, des rings dévolus aux races à viande, au lait, aux moutons et aux chèvres, semblait bien être faite pour une telle rencontre. Voilà donc un projet de plus de dix ans qui se concrétise et qui s’inscrit dans le temps, puisqu’un protocole de dix ans a été signé entre les organisateurs et la Communauté de communes. Le Théâtre-foirail, bâti à l’endroit même du foirail de Chemillé, rassemble, un même lieu, l’histoire et la tradition d’une région - Chemillé tenait la deuxième place des marchés de France pour les bovins, après celui de la Villette - et la modernité, le tout dans une dimension artistique et d’accueil. Le maire et Conseiller général de Chemillé, Michel Mignard, verrait bien voir converger vers ce lieu la plupart des rencontres et animations qui concernent l’agriculture : assemblées générales, expositions, colloques…

Des bêtes de scène
« Nous aurons à cœur de faire vivre ce lieu », confirmait Jean-Laurent Jubin, le président du Festival de
l’Élevage, à l’heure des discours officiels du dimanche matin. Ce sont les animaux qui auront été les premières vedettes du Théâtre-foirail : plus de 500 bovins, caprins et ovins ont soumis leur profil et leur croupe à la sagacité des juges. Cette organisation bien huilée pour sa première édition dans de nouveaux aménagements traduit bien la passion des éleveurs pour leur métier (thème retenu pour cette
treizième édition). Les aménagements du Théâtre-foirail seront complètement terminés d’ici la fin de l’année. Il sera donc fin prêt pour la 14e édition du festival qui accueillera en prime, le national rouge des prés.

Une juste rémunération
Le dynamisme, la mobilisation de l’élevage angevin et l’enthousiasme qui présidaient au cours de ces trois jours de festival départemental n’occultaient cependant pas une conjoncture tendue. « L’élevage a mal », soulignait Pascal Gallard en invoquant la hausse du coût des matières premières. « La passion n’exclut pas une juste rémunération », indiquait le président du pôle élevage de la Chambre d'agriculture. Dans ce contexte d’envolée des prix, sans répercussion assurée aux producteurs, « il faut réfléchir aux solutions individuelles et collectives », indiquait Christiane Lambert, vice-présidente de la Chambre d'agriculture. « Peut-être la Pac devra-t-elle s’adapter et, pour éviter les pénuries, augmenter les volumes. Peut-être faudra-t-il s’interroger sur des mécanismes de production trop restrictifs ». Toujours est-il que « les élus de la Chambre d'agriculture seront présents dans le débat avec des propositions concrètes ». Une résolution qui s’adressait aussi bien aux opérateurs économiques qu’à la classe politique.
M.L.-R.
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