Aller au contenu principal

Race parthenaise
L'éleveur, garant du bien-être du troupeau

Vétérinaire à Yzernay, Alexandre Dupont a rappelé les principes du bien-être en élevage aux membres du syndicat parthenais 49, réunis en assemblée générale le 13 mars.

Les éleveurs connaissent l'éthologie. "Vous en faites même tous les jours", assure Alexandre Dupont. Le vétérinaire d'Yzernay est persuadé que les pratiques favorables au bien-être des animaux sont déjà en place dans les élevages. "Alors, n'ayez pas peur de montrer ce que vous faites", encourage-t-il lors de l'assemblée générale du syndicat de la race parthenaise, jeudi 13 mars, à Somloire. "Il faut faire de la pédagogie autour de vous car vos concitoyens sont de plus en plus déconnectés de l'agriculture, insiste le vétérinaire. Il faut prendre le temps d'expliquer vos gestes".

Cercle vertueux

Cette science du comportement, basée sur le confort de l'éleveur, est un cercle vertueux. "Le bien-être animal induit une meilleure santé du troupeau et donc une augmentation de la productivité, une diminution des coûts et des pertes et, à la fin, une meilleure valorisation de votre travail", décrit le vétérinaire qui préfère employer le terme "bien-être en élevage". "Si vous n'êtes pas bien, alors vos animaux ne le seront pas non plus : votre bien-être est fondamental", répète-t-il. Mais attention à ne pas confondre bien-être et bientraitance. Les indicateurs qui servent à évaluer le bien-être en élevage (taille des logettes, nombre d'abreuvoirs, ventilation,...) sont plutôt des indicateurs de bientraitance. Si ces indicateurs sont positifs, cela signifie que tous les éléments dont les bovins ont besoin sont à leur disposition. L'évaluation du bien-être passe plutôt par l'analyse du comportement des animaux.

Noter les changements de comportements

L'observation des interactions entre les individus du troupeau et du comportement de chacun d'eux afin de déceler d'éventuels changement est certes chronophage. "Une vache qui met plus de temps que d'habitude à se lever, les jeux de langue, une file d'attente à l'abreuvoir : autant de comportements à évaluer avec votre œil d'éleveur. Ce n'est d'ailleurs pas toujours alarmant", rappelle le vétérinaire. Mais ils peuvent parfois être le signe d'un problème à régler. En plus d'être attentif, l'éleveur doit pouvoir approcher ses animaux sans difficulté. Alexandre Dupont conseille pour cela "d'apprendre aux bovins à se laisser toucher dès le plus jeune âge". "Cela facilitera sa manipulation par l'éleveur ou d'autres intervenants", constate-t-il. Et afin de lui éviter un stress lors d'une situation inédite, il faut l'habituer aussi au changement dans son environnement, en variant l'ambiance sonore, les aliments, les odeurs,...Selon le vétérinaire, "ce temps passé est un investissement pour l'avenir".

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Influenza : carte zone de mesures complémentaires, octobre 2026
Le Maine-et-Loire placé en "zone de mesures complémentaires"
Face au risque d'influenza aviaire, la DRAAF renforce son arsenal sanitaire. Le Maine-et-Loire est désormais entièrement placé en…
Les génisses arrivent âgées d'un mois, par lot de 16. Celles-ci, gestantes, vont bientôt partir de l'exploitation.
Il élève ses génisses sans maïs
Ancien producteur de lait, Jean-Claude Naulet élève aujourd'hui des génisses sur son exploitation à Baugé-en-Anjou. Sans ensilage…
Avec un top départ le 10 août, les vendanges ont été très précoces en Anjou-Saumur.
Vendange 2026 : un volume en baisse de 10 %
La Fédération viticole d'Anjou-Saumur a dressé lundi un premier bilan des vendanges 2026. Une récolte en baisse, mais de qualité.
L'équipe de Thomas Constructions Métalliques lors de l'inauguration du nouveau bâtiment le 9 octobre dernier.
Thomas : 50 anset sur les bons rails

Installée depuis juillet dans un atelier flambant neuf de 4 000 m² au sein de la zone des Trois Routes, l'entreprise…

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières.
Savencia met fin à la relation commerciale avec l'OP Les 3 Rivières
Mardi 6 octobre, Savencia informait par courrier l'OP Les 3 Rivières de la fin de leur relation commerciale. 330…
Le Plan canicule vise à financer des équipements favorisant l'adaptation des bâtiments d'élevage aux fortes chaleurs pour assurer le bien-être des animaux
Anticiper l'ouverture du Plan canicule élevage le 2 novembre

La Région Pays de la Loire ouvre le 2 novembre son plan d'aide en faveur des investissements dans l'adaptation des…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois