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L'enseignement agricole tisse des partenariats constructifs avec l'Afrique

Un colloque sur l'expérience des établissements d'enseignement agricole qui construisent des partenariats en Afrique s'est déroulé vendredi 24 janvier, à Angers. Des partenariats qui font partie des missions de la formation agricole.

De gauche à droite, Gilles Menant (Fédération départementale des MFR de la Sarthe), Nadège Brenier (Lycée agricole de Sablé-sur-Sarthe), Julien Pichon (Draaf), Nadine Zorzi (Lycée Nature de la Roche-sur-Yon), Sandrine Marchand (Lycée agricole de Château-Gontier).
De gauche à droite, Gilles Menant (Fédération départementale des MFR de la Sarthe), Nadège Brenier (Lycée agricole de Sablé-sur-Sarthe), Julien Pichon (Draaf), Nadine Zorzi (Lycée Nature de la Roche-sur-Yon), Sandrine Marchand (Lycée agricole de Château-Gontier).
© AA

« La mission de coopération internationale fait partie intégrante du projet des établissements d'enseignement agricole. Elle est inscrite dans la loi, explique Virginie Hossen, chef du bureau des relations européennes et de la coopération internationale à la Direction générale de l'enseignement et de la recherche au ministère de l'agriculture. Cela fait partie de l'éducation à la citoyenneté internationale ». Elle intervenait, le 24 janvier, lors d'une rencontre pour mettre en valeur les initiatives des établissements de formation agricole qui travaillent avec l'Afrique, organisée par le réseau Pays de la Loire coopération internationale. Ce réseau, basé à Angers et créé en 2018, appuie des porteurs de projets ligériens dans le champ de la solidarité.

Des projets ligériens
L'enseignement agricole ligérien a une histoire très forte de coopération vis-à-vis de l'Afrique, qui se concrétise par des projets de développement dans différents pays mais aussi, aujourd'hui, par la présence de jeunes emplois civiques africains en Pays de la Loire. Julien Pichon, chargé de coopération internationale à la Draaf Pays de la Loire, a rassemblé quelques acteurs de cette coopération le temps d'une table ronde. Comment naissent les projets et qu'apportent-ils ? Souvent, ils sont initiés grâce à la volonté d'un ou plusieurs enseignants ou d'élèves. Pour les jeunes en formation, ils permettent d'entrer de plain-pied dans des réalités dont ils sont éloignés. « Nous savons qu'il y a des difficultés en Afrique, mais c'est quand on y va qu'on en devient vraiment conscient. Ces échanges changent la manière de voir de nos jeunes. ça les transforme dans le bon sens », témoigne Nadine Zorzi, du Lycée Nature de la Roche-sur-Yon. Cet établissement a noué des liens avec le Maroc, dans le domaine du paysage, et avec la Côte-d'Ivoire, dans le domaine de l'éducation au développement durable, des productions animales et de l'alimentation. Même ressenti sur la richesse des échanges, de la part de Nadège Brenier, du
Lycée agricole Val de Sarthe à Sablé, qui a développé des partenariats avec le Togo et Madagascar, dans le secteur des services aux personnes.


Les Maisons familiales rurales de la Sarthe travaillent, elles, avec le Bénin. Pour cela, elles s'appuient sur la connaissance du pays et le réseau tissé par l'association Guinée 44 qui travaille sur la problématique très prégnante de l'accès à l'eau potable, des déchets, de l'agriculture, de l'environnement de l'insertion professionnelle. "Nous nous sommes donnés comme défi de faire de Kindia (ville de Guinée) une ville propre et de faire des déchets une ressource", résume Gilles Menant, directeur de la Fédération des MFR 72. « J'ai compris en allant en Guinée, que pour eux, paysan ce n'est pas un métier», explique-t-il. Avec seulement 4 lycées agricoles dans le pays, le besoin de formation est colossal. Deux MFR y ont été créées sous forme associative, des formations s'élaborent avec une recherche de valorisation des ressources locales (ananas par exemple). « Aujourd'hui, nous accueillons des mineurs isolés en France. Tous ces partenariats contribuent à ce que ces jeunes puissent rester au pays ! souligne Gilles Menant. J'en appelle à nos élus pour soutenir tous ces projets ».

S.H.

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