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Les avantages d’un épandage automnal bien géré

Le Gaec des Rousselaies privilégie les épandages d’automne pour des raisons pratiques et agronomiques.

Denis Pouivet, du Gaec des Rousselaies. La majorité de ses prairies sont recouvertes de lisier à l’automne, une fois les animaux rentrés.
Denis Pouivet, du Gaec des Rousselaies. La majorité de ses prairies sont recouvertes de lisier à l’automne, une fois les animaux rentrés.
© AA

« En quantité globale, on fait davantage d’épandages à l’automne  qu’au printemps », explique Denis Pouivet, associé du Gaec des Rousselaies, à La Pouëze. L’exploitation  de 206 ha développe trois productions animales, les veaux de boucherie, les vaches allaitantes et les vaches laitières. « Nous utilisons l’intégralité des effluents, aucun n’est exporté. La majorité est épandue sur prairies, une autre partie sur maïs ». Le Gaec délègue ses travaux d’épandage de lisier à la Cuma Botanica, qui épand ce lisier sur prairie à l’automne (jusqu’au 15 novembre), une fois que les animaux sont rentrés en stabulation. Le travail est effectué à l’aide d’une rampe à pendillards. « ça fait moins de pertes dans l’atmosphère », apprécie l’éleveur.


la problématique du stockage réglée
Sur les prairies de trèfle violet et RGH ou trèfle blanc et RGA, la Cuma épand 30 m3 environ par hectare, composées de lisier de veau, d’eaux blanches et vertes de la salle de traite, et d’égouttage de la fumière des bovins. Presque toutes les prairies, soit autour de 110 ha, sont ainsi amendées. Les parcelles les plus éloignées reçoivent plutôt du fumier de bovins et celles situées en bordure d’habitations de tiers ont une fertilisation minérale, de manière à éviter les problèmes d’odeurs.
Ainsi, le Gaec peut commencer l’hiver sereinement, avec des fosses vidées, celle de l’atelier veaux (1 000 m3 non couverte) et celle de l’atelier vaches laitières (600 m3 non couverte). « Les fosses tiennent ensuite jusqu’à mi-mars », ajoute l’agriculteur. Elles seront à nouveau vidées au moment des épandages de printemps.


Intérêts agronomiques
Quant au fumier de bovins, il est également épandu en août ou septembre, entre deux cultures de céréales (blé, orge ou triticale). « On a parfois peur des phénomènes de lessivage à l’automne, mais quand on observe les champs après épandage de fumier, on en voit bien les bénéfices. Les vers de terre remontent des profondeurs pour aller chercher le fumier et ça contribue à enrichir la matière organique de nos sols », souligne l’agriculteur.
Intéressants sur le plan pratique, les épandages d’automne le sont aussi d’un point de vue agronomique. « Lorsque nous implantons des maïs, nous le faisons toujours derrière des prairies, explique  Denis Pouivet. Nous retrouvons des restitutions d’éléments et cela profite à nos maïs. Ils sont plus beaux ! La fertilisation est beaucoup plus complète qu’une fertilisation minérale ».

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