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Les cantons de Longué-Jumelles et de Noyant en périmètres interdits

La localisation de deux foyers en Indre-et-Loire et dans la Nièvre a provoqué une extension des périmètres interdits dans les départements du Maine-et-Loire, de la Saône-et-Loire et de la Sarthe.

Situation au 11 octobre. Zone en jaune pâle : périmètres interdits déjà en place, zone en jaune vif : nouveaux périmètres interdits, zone en bleu : zone réglementée déjà en place ; zone en bleu hachurée : nouvelle zone réglementée.
Situation au 11 octobre. Zone en jaune pâle : périmètres interdits déjà en place, zone en jaune vif : nouveaux périmètres interdits, zone en bleu : zone réglementée déjà en place ; zone en bleu hachurée : nouvelle zone réglementée.
© AA
Suite à la localisation de deux nouveaux foyers en Indre-et-Loire et dans la Nièvre, les périmètres interdits sont étendus au Maine-et-Loire. Deux cantons sont concernés : Longué-Jumelles et Noyant.
La zone de restriction est elle aussi élargie. Dans le département du Maine-et-Loire, sont concernés : l'arrondissement d’Angers et les cantons d’Allonnes, de Baugé, de Châteauneuf-sur-Sarthe, de Chemillé, de Cholet (2e canton), de Doué-la-Fontaine, de Gennes, du Lion-d’Angers, de Montreuil-Bellay, de Saint-Florent-le-Vieil, de Saumur, de Saumur-Nord, de Saumur-Sud, de Vihiers.

Cette information a été diffusée le 11 octobre dernier. L'édition de L'Anjou agricole du 12 octobre 2008 n'en tient pas compte, les pages ayant été achevées le 10 octobre au soir.




Face à la propagation de la maladie : la désinsectisation est de rigueur

Chaque jour le moucheron vecteur de la Fièvre catarrhale ovine gagne un peu de terrain. Les seules mesures de protection de la zone indemne française reposent sur le dépistage et la désinsectisation des animaux en provenance des zones de surveillance, les véhicules de transports doivent aussi être désinsectisés.

Un virus transmis
par un moucheron
Le virus qui sévit sur le nord de l’Europe est dû au sérotype 8 d’origine subsaharienne (il existe 24 sérotypes différents) : l’origine de son introduction en Europe reste inconnue. Le virus infecte les ruminants par l’intermédiaire d’un moucheron piqueur, appelé culicoïde, qui transmet la maladie d’un animal à un autre : il n’y a pas de transmission directe d’animal à animal. Aussi, le déplacement d’animaux infectés ainsi que le vent sont les deux principaux modes de propagation de la maladie.
En hiver, la maladie ne circule plus, car en dessous de 10 °C, les populations adultes de culicoïdes diminuent. Toutefois la survie des moucherons dans les bâtiments, la transmission du virus aux larves de culicoïde et le maintien du virus chez certains animaux sont autant de facteurs favorisant le retour de la maladie au printemps suivant.

Limiter les moucherons
Alors qu’aucun vaccin ne sera disponible avant le printemps prochain, la désinsectisation reste la seule mesure préventive applicable pour freiner la contamination et aussi pour atténuer les symptômes de la maladie là où elle sévit. Il convient donc autant que faire se peut de limiter les populations de moucherons sur les animaux mais aussi de nettoyer les abords des locaux et de traiter les bâtiments d’élevage. La désinsectisation des animaux doit être réalisée avec des produits prescrits par un vétérinaire et enregistrée dans le carnet sanitaire.

Thierry Renaudineau
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