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Les éleveurs chez Fleury Michon pour un 3e contrôle de la police des viandes

FRSEA et JA des Pays de la Loire ont mené de nouveau ce jeudi une action contrôle de l’origine des viandes à l’entrée d’une entreprise de transformation.

Jeudi matin 23 mai, devant le site de Fleury Michon, en Vendée.
Jeudi matin 23 mai, devant le site de Fleury Michon, en Vendée.
© AA

La situation des producteurs de porcs est catastrophique. Ils font face à des problèmes de trésorerie majeurs depuis la flambée des matières premières de 2007-2008. Le président de la section porc de la FDSEA Vendée, Laurent Menanteau rappelle que  “la crise dure depuis trop longtemps”. Actuellement, les coûts de production sont nettement supérieurs aux prix de vente : le prix payé au producteur s’établit  autour de 1,50 €/kg quand le coût de production se situe autour de 1,75 €/kg carcasse. “La baisse qui se poursuit au cadran est un désastre dans une période où le cours devrait remonter avant l’été. Le prix doit monter de 25c €/kg”  demandent les représentants régionaux syndicaux. C’est ce contexte qui explique une 3e action syndicale en trois semaines, cette fois devant Fleury Michon sur le site Montifaut à Pouzauges. En effet, fini les visites et échanges, “lors de cette action régionale tous les camions ayant de la marchandise étrangère ne sont pas rentrés”, ont indiqué Gérard Bourcier, président de la section porc FRSEA et responsable porc du Maine-et-Loire, et Joël Limouzin, président de la Frsea. “Cette entreprise de grand renom communique en permanence sur la qualité et le savoir-faire ; elle doit montrer l’exemple en jouant la transparence et en privilégiant un approvisionnement français”.

3e action police des viandes en trois semaines
À l’occasion d’actions précédentes, les éleveurs ont constaté que de nombreux opérateurs importent d’importantes quantités de viande et que trop de produits ne comportent pas d’étiquetage sur l’origine. Ce constat n’a fait qu’amplifier leur colère. “Comment exiger de leur part le respect de cahiers des charges et des réglementations drastiques alors que les entreprises de transformation s’approvisionnent en grande quantité en porc espagnol ?” s’alarme Gérard Bourcier.

Alexandre GUERINEAU
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