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Filière laitière
Les éleveurs laitiers passent à l’action

Les négociations interprofessionnelles ont échoué. Dans les campagnes, la colère monte.

Les actions ont débuté la semaine dernière.
Les actions ont débuté la semaine dernière.
© Anjou agricole

Les propositions des entreprises sont inacceptables. Ils ne nous laissent pas le choix. La seule façon de pouvoir négocier, c’est de rencontrer les entreprises et on va le faire très rapidement », commentait Alain Cholet, le président de la FDL, mercredi après-midi, en réaction à léchec des négociations interprofessionnels qui avaient repris le mardi 14 octobre dernier. La FNPL avait aussitôt réagi en indiquant elle aussi que « les industriels campent sur des positions inacceptables pour les éleveurs », à savoir une baisse de 40 à 70 €/1 000 litres au quatrième trimestre et à une baisse de 100 à 120 €/1 000 litres au premier trimestre 2009. Des baisses « inconcevables pour les éleveurs dont les charges ont progressé de près de 20 % en un an ».

Blocage à Pouancé
La mobilisation a été immédiate suite à l'appel de la FNPL
et les éleveurs du Grand Ouest se sont organisés pour forcer la discussion. Hier jeudi, à Pouancé, un camion Lactalis était immobilisé par une vingtaine de producteurs. Objectif : bloquer un camion de collecte de chaque entreprise, privée et coopérative, dans une exploitation et y convoquer les responsables de ces laiteries. Là, sur place, il s’agit que les entreprises fassent savoir quelle politique de prix elles entendent mettre en place pour le 4e trimestre.

Réactivité
Si la réactivité ne se traduit pas dans les prix, elle se concrétise dans laction. « Notre réaction est rapide, immédiate, mais elle va aussi s’inscrire dans la durée », prévient Alain Cholet qui n’est pas « trop surpris » par cette position radicale des transformateurs. Le président de la FDL a décodé, de longtemps, la stratégie adoptée : « Non seulement le solde de l’an dernier ne nous sera pas versé, mais l’écart se creuse. Les entreprises ont tout fait pour qu’on aille à l'affrontement ». Cette opération intervient alors que le ministre de l’Agriculture, Michel Barnier, avait légitimisé à nouveau le rôle de l’interprofession laitière (Cniel) que la DGCCRF (répression des fraudes) avait dénié en mai dernier. Ce nouveau dispositif, souple, basé sur des indicateurs fiables à l'échelle nationale navait pas pour but d’aboutir à une recommandation nationale sur le prix du lait mais de parvenir à un accord entre les différents membres de l’interprofession afin d’éviter un conflit relancé par l’annonce dEntremont
de baisser le prix du lait de
70 euros/1 000 litres. Force est de constater que la relance des négociations autour de la table a fait long feu.
M.L.-R.
Voir également les réunions organisées par la FDL en page 2.

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