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Reconnaissance des végétaux
Les experts en concours à Terra Botanica

Les 1er et 2 octobre, le parc Terra Botanica à Angers a accueilli la finale nationale du concours de reconnaissance des végétaux. Une compétition très sélective à l'issue de laquelle 18 apprenants et 6 professionnels ont été primés.

Les candidats devaient reconnaître, en fonction des catégories, entre 20 à 40 plantes, puis les nommer selon la nomenclature botanique (famille/genre/espèce/cultivar/nom commun). 
Les candidats devaient reconnaître, en fonction des catégories, entre 20 à 40 plantes, puis les nommer selon la nomenclature botanique (famille/genre/espèce/cultivar/nom commun). 

Ils avaient une minute trente pour nommer chaque plante de manière précise : famille, genre, espèce/cultivar/nom commun. Pour les candidats les plus chevronnés, il s'agissait aussi de répondre à des questions de connaissance des végétaux (port, morphologie, multiplication, impacts sur la biodiversité, usage courant...). Le concours organisé la semaine dernière à Angers a primé 18 apprenants (sur 58 en compétition finale) et 6 professionnels (sur 30). Ils avaient été sélectionnés à l'issue de premières épreuves régionales auxquelles près de 1 000 apprenants avaient tenté leur chance.

C'était la première fois que le concours avait lieu à Terra Botanica, et la première fois aussi en plein air, donnant la possibilité aux candidats de reconnaitre certaines plantes du parc, in situ. Le concours, organisé tous les deux ans par l'interprofession Valhor, avait toujours lieu jusqu'ici au salon Paysalia à Lyon. 

"On s'entraîne tous les jours"

Parmi les candidats, Nicolas Dumaire, 30 ans. En reconversion, ce jeune Parisien d'origine a passé un CAP jardinier paysagiste à Montpellier avant de venir en Anjou pour se perfectionner par un BP au CFPPA Le Fresne. Il est aujourd'hui salarié dans une entreprise des Ponts-de-Cé. "Pour ce concours, on devait savoir reconnaître 310 végétaux différents. On s'entraîne tous les jours, ça devient presque une obsession. On regarde une plante et on se demande son nom, sa famille... J'avais déjà un peu ce réflexe avant d'entendre parler du concours. Il n'y a pas de secret, il faut voir les végétaux en vrai, se balader, aller dans les parcs." Encouragé par un enseignant, il a tenté sa chance au concours régional où il a terminé 1er dans sa catégorie (Aménagement paysager niveau 4). Un étudiant de l'Esa, Clément Couppey, en formation productions horticoles, participait lui aussi dans la catégorie Productions horticoles de niveau 5. Aucun des deux n'a été primé à la finale. 

Des connaissances botaniques à maîtriser

À l'heure où se multiplient les applications de reconnaissance des plantes, qui permettent d'avoir la réponse en un clic, ce type de concours a encore tout son sens, explique Florent Moreau, président de Valhor depuis bientôt un an, fleuriste dans les Deux-Sèvres : "il est vraiment important que cette reconnaissance des végétaux, qui fait partie des référentiels d'examens, soit assimilée par l'ensemble des apprenants car ce sont les professionnels de demain, nos futurs collaborateurs et les futurs chefs d'entreprises. Il est indispensable qu'ils maîtrisent ces connaissances botaniques car si on ne connait pas bien le végétal on ne peut pas le mettre en oeuvre convenablement". 

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