Aller au contenu principal

Les huiles maison
des frères Martineau

Bertrand et Jean-Charles Martineau se sont lancés dans le pressage du tournesol et du colza, sur la ferme familiale de Chambourg, à Gennes-sur-Loire (Les Rosiers-sur-Loire). Leur ambition ? Proposer des huiles de consommation courante, locales et de qualité.

"Nous sommes producteurs en végétal spécialisé, principalement semences, pommes de terre et oignons, mais aussi courges, lentilles ou haricots secs. Nous cultivons également du tournesol, par rapport à la Pac, et nous nous demandions comment mieux le valoriser. Un matin, je me suis dit, pourquoi pas de l'huile ?", raconte simplement Jean-Charles Martineau. Voici comment est née l'idée.

Après un magasin à la ferme, ouvert il y a trois ans, et la fabrication de pop-corn maison, les deux frères ont vu là l'opportunité de poursuivre la diversification de leur exploitation familiale, qu'ils veulent tournée vers l'extérieur. "J'aime accueillir à la ferme, y faire entrer les gens, confie Bertrand Martineau, qui a été animateur de soirées pendant une vingtaine d'années, en parallèle de son métier d'agriculteur. Et puis travailler à deux et monter ce projet, c'est sympa !" Si Jean-Charles se consacre davantage à la production, Bertrand a pris en charge la commercialisation.

Pour démarrer, la Ferme de Chambourg a cultivé 15 ha de tournesol et a conservé une dizaine de tonnes de graines de la récolte 2025 pour la transformation. Les associés projettent déjà de s'équiper de silos, qui permettront de stocker jusqu'à 30 tonnes, soit, peu ou prou, l'intégralité de la production. Le colza a été acheté à une autre exploitation mais il est prévu une production maison également.

Une capacité de production qui permet de démarcher la grande distribution

Néophytes en matière de transformation, les deux frères se sont formés auprès d'un agriculteur gersois et se sont équipés dans le matériel nécessaire, une presse et une ligne de décantation. Pour un investissement autour de 15 000 euros. Au fil des mois, ils sont devenus experts dans l'extraction de l'huile : "les graines sont nettoyées, puis l'huile est extraite. Le tout est de trouver le bon dosage de pression afin qu'elle ne soit pas trop amère", explique Jean-Charles Martineau.

Une fois pressée et décantée, l'huile est stockée dans une cuve équipée d'un chapeau flottant, de manière à assurer un vide d'air qui empêche l'oxydation du produit et garantit sa qualité. "Les processus d'extraction et de décantation se font de manière entièrement naturelle, sans l'emploi de produits solvants, ce qui explique que le taux d'extraction d'huile, autour de 35 %, est assez faible", précise-t-il.  

La presse peut sortir 30 litres par jour, soit 600 litres mensuels. "Nous avons une capacité de production qui nous permet de démarcher la grande distribution", explique Bertrand Martineau. Plusieurs grandes surfaces locales sont déjà approvisionnées, ainsi que des magasins de proximité et quelques restaurants. L'huile est aussi vendue, en bouteilles de 75 cl et en bibs de 5 litres, au magasin à la ferme. "Notre objectif, c'est bien que les clients en fassent leur huile de consommation quotidienne, et pas qu'ils la consomment seulement dans des paniers garnis", résument les deux frères.

Les tourteaux, quant à eux, trouvent aussi leurs débouchés, auprès de clients particuliers, pour enrichir les rations des poules, de chevaux, ou d'éleveurs professionnels de chèvres ou de porcs.

Débouché plus confidentiel, les deux frères pressent également un peu de chanvre, à la demande, pour des pêcheurs à la ligne, qui en imbibent leurs appâts. Les carpes en raffolent.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
La récolte du colza à La Fosse de Tigné, lundi 15 juin. 
Un mois d'avance pour le colza
La récolte des céréales a débuté dans le Maine-et-Loire, avec un mois d'avance pour le colza.
Éleveur
et footballeur
Entre gestion de l'exploitation agricole, engagements collectifs, vie de famille, pas toujours facile de trouver du temps pour la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois