Jeunes agriculteurs
Les JA de Chemillé mobilisés contre l'accord Mercosur
Ce mercredi 21 janvier 2026, alors que le Parlement européen se réunissait à Strasbourg (lire p. 3), les Jeunes Agriculteurs de Chemillé ont mené une action symbolique forte en mettant les panneaux d'entrée de commune "en deuil".
Ce mercredi 21 janvier 2026, alors que le Parlement européen se réunissait à Strasbourg (lire p. 3), les Jeunes Agriculteurs de Chemillé ont mené une action symbolique forte en mettant les panneaux d'entrée de commune "en deuil".
Un simple scotch noir apposé sur les panneaux, à la manière d'un brassard, pour alerter sur une situation jugée alarmante : l'avenir de l'agriculture et de l'économie des territoires ruraux est menacé.
Par cette mobilisation, les Jeunes Agriculteurs entendent dénoncer l'accord commercial entre l'Union européenne et le Mercosur, récemment signé. Selon eux, cet accord fait peser de lourds risques sur les exploitations agricoles françaises, l'emploi local et la souveraineté alimentaire du pays. En autorisant l'importation de produits agricoles ne respectant pas les mêmes normes environnementales, sanitaires et sociales que celles imposées aux agriculteurs français, l'accord accentue une concurrence jugée déloyale.
Au-delà de l'aspect économique, les Jeunes Agriculteurs rappellent également le rôle essentiel de l'élevage dans l'entretien du territoire. "Notre zone de bocage est façonnée et entretenue par les élevages. Sans eux, nos paysages ne seraient pas ceux que nous connaissons aujourd'hui", soulignent-ils. Haies, prairies, biodiversité et équilibre des territoires ruraux sont directement liés à la présence d'une agriculture vivante et dynamique.
Les organisateurs tiennent à remercier l'ensemble des agriculteurs mobilisés, ainsi que les soutiens et les communes qui ont compris et relayé le message. Cette action se veut avant tout un signal d'alerte adressé aux décideurs politiques et aux citoyens.
Les Jeunes Agriculteurs de Chemillé assurent que la mobilisation ne s'arrêtera pas là. Déterminés, ils affirment rester pleinement engagés pour défendre leur métier, leurs territoires, leurs paysages et, plus largement, l'avenir de l'agriculture française.