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Lapin
Les Pays de la Loire veulent assumer leur rôle de leader

Christelle Morançais, Présidente de la Région des Pays de la Loire, accompagnée de Lydie Bernard, vice-présidente en charge de l'agriculture, s'est rendue ce mercredi dans l'élevage de lapins de Guillaume Godard à la Chapelle-Rousselin pour échanger avec les professionnels d'un secteur, qui bien que leader, traverse une zone de turbulences.

La présidente de la région Pays de la Loire a visité l'élevage cunicole de Guillaume Godard à la Chapelle-Rousselin.
La présidente de la région Pays de la Loire a visité l'élevage cunicole de Guillaume Godard à la Chapelle-Rousselin.
© RPDL-JCDruais

Les Pays de la Loire confortent leur place de première région cunicole de France, concentrant la moitié du cheptel national de lapines reproductrices, soit environ 127 000 animaux. Toutefois, ce leadership masque une fragilité structurelle : la filière a subi une baisse de 50 % de son cheptel en dix ans. Aujourd'hui, 164 éleveurs maintiennent l'activité, principalement en Vendée et dans le sud-ouest du Maine-et-Loire. Face à ce constat, Christelle Morançais a tenu à rassurer les exploitants : "La filière cunicole traverse une période difficile, et la Région est au rendez-vous pour accompagner ses transitions, sans fragiliser les exploitations". Elle a rappelé la "responsabilité collective" qu'imposait cette place de "première région cunicole de France". À ce titre, la région a indiqué travailler à la relance d'un module de formation sur la cuniculture, afin de répondre aux enjeux de renouvellement des générations d'éleveurs.

Le modèle du bâtiment innovant

L'avenir de la production passe par une transformation des pratiques, illustrée par l'installation en 2022 de Guillaume Godard. À 36 ans, ce jeune éleveur a misé sur un bâtiment innovant doté d'ouvertures pour la lumière naturelle et de grands parcs collectifs. Ce projet a bénéficié d'un soutien public conséquent : 32 600 € de fonds européens, 37 000 € de l'État et une Dotation Jeune Agriculteur (DJA) à hauteur de 31 500 €. Cette dynamique répond à une volonté politique de concilier performance et attentes sociétales. Pour la Présidente de Région, "Le progrès agricole n'est pas l'ennemi du bien-être animal, il en est un levier".

La génétique, moteur de souveraineté

L'excellence régionale repose également sur la sélection génétique. Des entreprises comme le groupe Grimaud, implanté à Sèvremoine, dominent le marché mondial (80 % de parts de marché). Christelle Morançais a souligné l'importance de ces fleurons industriels : "La Région est fière d'accompagner des ETI ligériennes leaders mondiaux, qui démontrent que l'innovation et la génétique sont des moteurs d'une agriculture à haute valeur ajoutée, souveraine et exportatrice, fondée sur la recherche, la technologie et l'expertise scientifique".

 

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