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Protection sociale
Les réformes sur la famille et la retraite préoccupent la MSA

La Caisse du Maine-et-Loire a tenu son assemblée générale, le vendredi 14 juin, à Angers.

L’assemblée générale de la MSA du Maine-et-Loire s’est tenue le vendredi 14 juin, à l’espace affaires de Terra Botanica, à Angers.
L’assemblée générale de la MSA du Maine-et-Loire s’est tenue le vendredi 14 juin, à l’espace affaires de Terra Botanica, à Angers.
© AA

“L’État accélère les réformes : famille, retraite... Ces évolutions doivent ensuite s’appliquer”, s’inquiète Roselyne Besnard, présidente de la MSA, lors de l’assemblée générale de la MSA qui avait lieu le 14 juin à Angers. Pour exemple, la présidente cite la réforme des prestations familiales. “Les médias se sont focalisés sur la réduction des avantages fiscaux par l’évolution du quotient familial. Mais d’autres mesures vont fragiliser les familles, comme la réduction de la prestation d’accueil du jeune enfant.” Toutes ces mesures auront un coût de mise en œuvre, déplore Roselyne Besnard. Autre sujet qui préoccupe la MSA : la retraite. Aujourd’hui la médiane de la pension se situe à 780 € pour un exploitant agricole retraité. “Déjà des fuites du rapport Moreau* permettent de connaître quelques leviers : repousser l’âge du départ, allonger la durée de cotisation... Payer plus, travailler plus pour gagner moins.” La présidente rappelle que le système est loin d’être équitable entre les différents régimes : “Alors que la cotisation dans la fonction publique se base sur les six derniers mois, que le régime général se base sur les 25 meilleures années, dans l’agriculture pour les non-salariés, le calcul se fait sur la carrière complète.” Pour Roselyne Besnard, c’en est trop : “À quand une équité de traitement ?”

Indemnités journalières pour les exploitants
La présidente se félicite d’une avancée qui sera bientôt instaurée au 1er janvier 2014 : la mise en place d’un régime d’indemnités journalières en cas d’arrêt de travail pour maladie  ou accident de la vie privée pour les non salariés.
Autre avancée : l’attribution de points de retraite gratuits pour  les non salariés devenus invalides.
La MSA réclame certaines évolutions. “La validation d’un trimestre suppose que la rémunération perçue au sein d’un même régime soit au moins à 200 heures de Smic, sinon cette rémunération est jugée insuffisante pour ouvrir un droit à la retraite et les cotisations ne sont alors ni validées, ni remboursées.” Un système qui doit changer pour les employeurs et les salariés de la MSA. “Il faut que la masse des salaires sur l’année civile soit prise en compte, tous régimes confondus, pour l’ouverture des droits dès lors que l’équivalent de 200 h de Smic par trimestre est atteint.

H.R.

*Le rapport, au moment de l’AG, n’avait pas encore été rendu public.
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