Blonde d'Aquitaine
L'intérêt économique d'une finition soignée
Les éleveurs de blondes d'Aquitaine de Maine-et-Loire tenaient leur assemblée générale le 18 février à Lys-Haut-Layon (Trémont), avec une visite du Gaec Lefort, où un zoom a été fait sur l'engraissement des femelles.
Les éleveurs de blondes d'Aquitaine de Maine-et-Loire tenaient leur assemblée générale le 18 février à Lys-Haut-Layon (Trémont), avec une visite du Gaec Lefort, où un zoom a été fait sur l'engraissement des femelles.
Une cinquantaine de participants, éleveurs et partenaires, ont participé à l'assemblée générale de l'association Éleveurs de blondes d'Aquitaine (Elba 49), avec notamment plusieurs jeunes éleveurs, motivés par la sélection et les concours. Au programme d'une journée bien remplie, une présentation des stations d'évaluation et des fondamentaux de la race. "Nous allons mettre en place une formation sur le sujet pour les éleveurs qui souhaitent se perfectionner", indique Sylvain Ruillé, président de l'association Elba 49.
Un engraissement en deux phases
S'en est suivie une visite du Gaec Lefort, à Trémont. "L'idée était de montrer que malgré le fait que le prix des animaux ait augmenté, il y a un réel intérêt économique à bien les finir", explique Sylvain Ruillé. Accompagné par Joseph Pavageau, le nutritionniste de son partenaire Nuoo (groupe Sanders), l'élevage Lefort pratique l'engraissement des femelles en deux phases. Une première, de pré-engraissement, de 100 jours (à 2,87 euros/jour). "C'est la ration des vaches suitées repro, à laquelle on ajoute 1 kg de blé et 4 kg d'aliment de chez Nuoo, riche en pulpe de betterave. Le gain moyen quotidien à ce stade est de 1000 g/j", décrit l'éleveur Benjamin Lefort.
La phase de finition, de 85 jours est, elle, uniquement composée de ration sèche et de paille et comprend un aliment Nuoo riche en graine de lin. Elle revient à 6,35 euros/j, pour un GMQ de 1500 g/j. "Les femelles sont classées en général entre U+ et U=, avec un rendement de 60 à 62 % de carcasse sur poids vif. On obtient une marge brute de 800 euros par animal", indique Benjamin Lefort, qui commercialise ses vaches en direct à l'Intermarché de Doué-en-Anjou et auprès de bouchers angevin et saumurois, à 8,10 euros/kg de carcasse en moyenne.
Recherche de rentabilité
Dans sa démarche, le nutritionniste Joseph Pavageau insiste beaucoup sur l'indice de consommation : "en apportant beaucoup de pulpe de betterave, on ralentit le transit des animaux, et donc on maximise le potentiel de la ration", a-t-il expliqué. L'apport de graines de lin, riches en matière grasse (40 %) et en oméga 3, vient ensuite améliorer le persillé de la viande et optimiser le rendement carcasse. Autant d'éléments qui assurent une rentabilité de l'engraissement.