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Moissons
L’orge détériorée par la sécheresse

Début des moissons dans le Maine-et-Loire. Reportage à l'EARL la Grande Touche à St Florent le Vieil. Nicolas Cadiou a battu son orge en début de semaine.

L’agriculteur Nicolas Cadiou a démarré la récolte de ses orges, lundi 13 juin, à St Florent le Vieil. Il espère avoir tout battu avant la fin de la semaine
© AA

« C’est la première remorque de la saison », note David Allain, chargé d’affaire végétal spécialisé Terrena quand Nicolas Cadiou arrive avec sa remorque remplie d’orge à l’Espace Terrena de St Florent le Vieil. Le début de la moisson est précoce cette année. « L’an dernier, la récolte avait commencé 10 jours plus tard », note l’agriculteur qui a commencé à battre l’orge d’hiver lundi 13 juin. Il en a semé 16 hectares fin octobre sur les 170 hectares que compte l’EARL la Grande Touche. Il espère tout récolter avant la fin de la semaine. « Une fois l’orge récoltée, je passerai au colza. » La campagne a été compliquée cette année. « Les conditions de semis ont été bonnes mais c’est après que ça s’est compliqué. » L’hiver sec conjugué à la sécheresse printanière a impacté la qualité de la céréale. « On a eu 27 mm puis 14 mm la semaine dernière mais il aurait fallu que ça tombe un mois plus tôt... » Résultat, à la bascule, la déception est de taille. Les premières orges récoltées affichent un taux d’humidité de 12,1 % et un poids spécifique de 59 (avec une norme fixée à 64). « C’est la première fois que j’obtiens un poids si bas », remarque Nicolas Cadiou. Le technicien de Terrena n’est pas surpris : « les grains sont petits... Le coup de chaud du mois d’avril a fait du mal. Surtout qu’ici, on a des terres superficielles. » L’exploitant de St Florent le Vieil n’a pas irrigué cette première parcelle récoltée, par manque d’eau. « J’ai un étang à proximité, mais il ne s’est rempli qu’à moitié cet hiver. J’ai fait un apport de 35 mm fin avril sur une autre parcelle. Mais le poids spécifique est quand même en dessous de la norme ». Les rendements  de la parcelle non irriguée sont de 58  qtx/ha. « Les bonnes années, cette parcelle peut atteindre les 80 qtx ».


Des prix à la hausse mais les charges aussi
L’agriculteur commercialise ses céréales auprès de sa coopérative. En début d’année, il s’est engagé pour livrer 55 t d’orge à 210 euros la tonne. « J’étais parti sur une estimation basse de rendement : 60 qtx/ha... Et je prévoyais d’en garder pour mon troupeau de génisses... Pour honorer mon contrat, je vais devoir tout livrer à Terrena. »
Vu l’envolée des prix des céréales, l’agriculteur regrette un peu de ne pas avoir plus attendu pour s’engager...
« Aujourd’hui, la cotation de l’orge est à 350 euros la tonne. En même temps, je ne pouvais pas prévoir la guerre en Ukraine. Et il y a certaines années, on nous l’a payée que 90 euros... » Cette hausse des prix est aussi à relativiser face à la hausse des charges. « Tout augmente en ce moment : le GNR, les engrais, les produits phytos... »  
H.R.

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