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Chèvres
L’Union caprine 49 lancée à Cossé d’Anjou

L’association travaille sur l’installation et la communication.

Vincent Bouet, Raphaël Brunet et François Poirier.
Vincent Bouet, Raphaël Brunet et François Poirier.
© L'anjou agricole

 

«Etre acteur de notre filière ». C’est la devise de l’Union caprine 49, dont la première assemblée générale s’est tenue mercredi 25 juin, chez Vincent Bouet à Cossé d’Anjou. Dans un département neuf en production caprine, tout proche du grand bassin de Poitou-Charentes, les éleveurs caprins ont décidé de se regrouper pour « participer au développement durable de leur production ». Le Maine-et-Loire compte actuellement 150 éleveurs caprins, pour un volume annuel d’environ 20 millions de litres de lait et dispose d’une très bonne génétique. L’UC 49, créée le 
6 décembre dernier, se veut « l’interlocuteur de tous les éleveurs caprins, qu’ils soient livreurs, fromagers fermiers ou engraisseurs de chevreaux ». L’Union caprine se positionne principalement sur des dossiers techniques (identification, FCO, équarrissage…) mais souhaite aussi faire entendre sa voix dans débats régionaux  ou nationaux sur le prix du lait, les programmes de recherche…  Elle travaille donc en étroite collaboration avec les organisations professionnelles du département, comme l’explique son président Raphaël Brunet, producteur à Saint-Hilaire-du-Bois : « Une convention va être prochainement établie entre l’Union caprine, la Chambre d’agriculture et la FDSEA, afin de bien répartir les actions techniques et syndicales. L’UC tient à  rester autonome, maître de ses décisions et de ses communications, tout en s’entourant de divers partenaires ».
L’Union caprine souhaite aussi que des représentants ligériens de la filière participent à l’interprofession caprine nationale, l’Anicap. « Les Pays de la Loire n’ont pour l’instant aucun représentant à l’interprofession, ni à l’Anicap, ni au Brilac, l’interprofession Poitou-Charentes, souligne Raphaël Brunet. Nous souhaiterions être présents dans ces instances. »  L’UC adhère par ailleurs à la Fnec et elle travaillera sur des dossiers spécifiques, tels la valorisation des chevreaux de boucherie, en partenariat avec la Freysica. 

Accompagner l’installation
L’Union caprine veut s’investir sur l’installation. Un projet d’accompagnement des jeunes par les membres de l’association est en cours : il se concrétisera par un engagement de chacun à être maître d’apprentissage ou de stage, à intervenir dans les écoles… L’UC 49 veut également faire valoir auprès de la CDOA (Commission départementale d’orientation agricole) des préoccupations spécifiques, comme par exemple « le principe d’un minimum de foncier pour l’installation. »
Autre grande mission  : la communication. Pour favoriser l’échange et la diffusion d’informations auprès des producteurs, une Maison des chevriers a été créée à la Chambre d’agriculture d’Angers et une publication est lancée, l’Echo des chevriers, dont le premier numéro est sorti en juin. Quatre parutions sont prévues par an. Pour sa communication, l’Union caprine va s’appuyer aussi sur la dynamique enclenchée par les contrôles laitiers de Vienne, Indre-et-Loire, Indre et Maine-et-Loire, qui ont mis récemment leurs moyens en commun au sein d’une association, Cap Avenir. Quant à la communication grand public, une valise pédagogique au service des producteurs est déjà réalisée dans le département. L’UC 49 sera présent lors de Eau fête et du Festival de Chemillé, en septembre. 
S.H. 

 

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