Irrigation
"On maintient la culture en vie, mais ça ne fera pas de miracles"
Irrigation
Alors que nous subissons la 4e vague de chaleur de ce terrible été 2026, les irrigants du Maine-et-Loire approchent dangereusement de leurs plafonds de volumes autorisés dès cette fin juillet. À Thorigné-d'Anjou, l'éleveur Yannick Forestier dresse le bilan d'une campagne éprouvante et appelle à accélérer la création d'une OUGC sur le bassin de la Mayenne.
Vu de l'extérieur le maïs irrigué de Yannick Forestier est encore vert en cette fin juillet, mais les bosselles se sont développées avec de nombreuses anomalies (ici du charbon).
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A.F
Même en irrigué, le stress thermique et hydrique a par endroits, lourdement impacté la fécondation, avec de nombreux avortements de grains.
À Thorigné-d'Anjou, les 2 enrouleurs du Gaec Chaussepierre ont tourné sans relâche depuis le début de cette campagne d'irrigation. Associé à son beau-frère Anthony Mezière, Yannick Forestier élève 240 bovins et produit 1,25 million de litres de lait sur 190 hectares, dont 100 irrigables. Cette année, 55 hectares de maïs ont été irrigués via deux points de pompage sur la Mayenne. Mais en ce mois de juillet 2026 marqué par une météo extrême, l'eau ne résout pas tout.