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Meilleurs vœux à toutes et à tous pour 2010

Interview de Jean-François Cesbron Président de la Chambre d’agriculture.

Jean-François Cesbron Président de la Chambre d’agriculture.
Jean-François Cesbron Président de la Chambre d’agriculture.
© AA

Quels sont vos souhaits pour la nouvelle année ?
Jean-François Cesbron :

Je souhaite présenter mes vœux à chacune et chacun d’entre vous. Cette année, nous vivons dans des conditions très particulières. On traverse un certain nombre de crises. Je souhaite tout d’abord la santé pour tous et que l’on retrouve un peu de sérénité et d’espoir dans toutes ces difficultés qui se vivent ici ou là. Je pense que nous avons besoin entre nous de beaucoup de compréhension, de discussion pour mieux appréhender les difficultés, à l’intérieur des corps sociaux mais aussi entre les différents maillons qui composent cette société. Ce serait un grand plus pour cette année 2010.

Qu’espérez-vous pour la production agricole ?
Je souhaiterais qu’après les grandes crises que nous sommes en train de vivre, que nous avons vécues en 2009, demain nous trouvions les moyens de faire en sorte qu’il ne soit plus question de telles crises. J’aimerais que les hommes et les femmes soient capables de mettre en œuvre les solutions afin qu’elles n’existent plus demain. C’est un travail de tous les jours, cela ne se fera pas d’un coup de baguette magique, mais si tout le monde s’y met dans la sérénité, en se respectant les uns les autres, tout est possible.

Y-a-t-il que dans la production agricole que les difficultés ont été très grandes en 2009 ?
La crise est très générale. Des difficultés existent dans la production agricole et dans d’autres secteurs de l’économie. On aurait intérêt à s’ouvrir, à partager, à comprendre ce qui se passe à l’extérieur mais aussi à expliquer parfois les détresses comme les espoirs que nous vivons dans la profession. Les agriculteurs ont intérêt à s’ouvrir aux situations connues dans le monde des salariés, des ouvriers. Le taux de chômage augmente, les fins de mois sont parfois difficiles, il y a des familles qui ont du mal à honorer tous leurs engagements financiers. D’où la nécessité, plus que jamais, d’une solidarité entre les générations et les professions.

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