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Salon
Mettre les techniques bio et alternatives à portée de tous

Le Rendez-vous Tech&Bio, mercredi 6 et jeudi 7 juin en Mayenne.

Un des objectifs de Tech&Bio : remettre l’agronomie au cœur des préoccupations (ici, une fosse pédologique lors de l’édition 2010).
Un des objectifs de Tech&Bio : remettre l’agronomie au cœur des préoccupations (ici, une fosse pédologique lors de l’édition 2010).
© AA archives

Après une première en Maine-et-Loire en 2010, le 2e rendez-vous Tech & Bio “Élevage et cultures associées” se déroulera, la semaine prochaine sur le site du Lycée agricole du Haut-Anjou à Azé, en Mayenne. L’exploitation du lycée compte une quarantaine d’hectares bio sur 115 hectares, avec une production de truies naisseur bio et un troupeau de rouge des prés. Le rendez-vous est organisé par les Chambres d’agriculture des Pays de la Loire, en collaboration avec celles de Bretagne, du Centre et de Normandie.
Tech & Bio ne s’adresse pas qu’aux éleveurs bio, loin s’en faut, il est une occasion privilégiée de tisser des ponts entre les agriculteurs conventionnels et ceux en bio ou en conversion. En 2010, à Thorigné-d’Anjou, deux-tiers des professionnels qui se sont déplacés étaient des conventionnels. “Dans un contexte économique en mutation, de réduction des intrants, les techniques bio et alternatives sont les clés de la réussite de demain”, est persuadé Louis Michel, vice-président de la Chambre d’agriculture de la Mayenne. Aujourd’hui déjà, des matériels, comme des bineuses ou des herses étrilles, sont achetés dans les Cuma et servent à tous les agriculteurs, quels que soient leurs systèmes.

Des surfaces fourragères encore insuffisantes
Le premier fil conducteur de ces journées sera l’agronomie : “Remettre le sol, la conduite des cultures au cœur des préoccupations”, comme le souligne Vincent Houben, responsable du pôle bio à la Chambre régionale d’agriculture. Une conférence est consacrée à la maîtrise technique des adventices, une étape parfois délicate en bio. Deuxième problématique, l’autonomie alimentaire des exploitations de polyculture élevage. L’Ouest va devoir relever le défi de convertir des surfaces de céréales, aujour-d’hui insuffisantes pour nourrir les animaux d’élevage, notamment pour les volailles et les porcs. Troisième point abordé, la question de l’état sanitaire des troupeaux, avec des interventions de vétérinaires.

Produire pour des marchés
Enfin l’axe économique, incontournable : quels marchés, quels débouchés, quelle organisation, quelle valorisation des produits ? En Pays de la Loire, la bio représente 5 % de la production agricole, 1 750 producteurs, et 100 000 hectares. “Il faut aller encore plus loin si l’on ne veut pas que cette production soit marginalisée”, estime Yves Beaupère, président du comité de pilotage Tech&Bio. Partenaire pour la première fois de l’événement, la Région des Pays de la Loire présentera, lors d’une conférence, sa politique pour la bio.

S.H.

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