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Caprins
« Ne négliger aucune valorisation de nos productions »

L’Union caprine 49 a tenu sa deuxième assemblée générale lundi dernier à Gesté, chez Loïc Brunellière.

Loïc Brunellière, chez qui se déroulait l’assemblée générale de l’Union caprine, à Gesté, 
s’est spécialisé dans l’engraissement de chevreaux qu’il collecte dans toute la région.
Loïc Brunellière, chez qui se déroulait l’assemblée générale de l’Union caprine, à Gesté,
s’est spécialisé dans l’engraissement de chevreaux qu’il collecte dans toute la région.
© AA

À l’heure de sa deuxième assemblée générale depuis sa constitution, l’Union caprine compte aujourd’hui une cinquantaine d’adhérents. La production continue de se développer en Maine-et-Loire, par le biais notamment des installations de jeunes. La production caprine se porte relativement bien dans le département. Sur le plan technique, le Maine-et-Loire se situe à la 5e place pour le lait contrôle et est le premier déparrtement français sur le plan des performances, avec une moyenne par chèvre de 833 litres/an, pour une moyenne nationale de 760 litres. «  Grâce notamment, à la génétique,» estime Raphaël Brunet qui rappelle que neuf boucs issus de Maine-et-Loire sont à Capgène.

Rémunération : ne rien négliger
Pour autant, « rien ne doit être négligé pour ce qui concerne la rémunération de l’éleveur ». Si le prix du litre de lait de chèvre semble enviable, 620 euros/1 000 litres, c’est vite oublier que les charges ont crû de 25 % en deux ans (indice Ipampa) et le prix du lait  de 20 % seulement. « On voit des niveaux d’endettement très important », souligne Manon Gillier, technicienne de la Chambre d’agriculture. C’est pourquoi, « il faut chercher toutes les valorisations possibles, souhaite Raphaël Brunet,  et ramener la valeur ajoutée dans nos exploitations ». Par la production laitière, bien sûr, qui représente la plus grosse part du chiffre d’affaires, qu’il s’agisse des livraisons aux laiteries ou la transformation en fromages. Par la maîtrise des coûts de production, aussi, avec des systèmes les plus rentables possibles. Mais aussi, en cherchant de nouvelles valorisations, comme la chèvre de réforme ou le chevreau. Un débouché qui reste à organiser, estime le responsable professionnel qui fait son calcul : « avec un potentiel de 45 000 chevreaux par an, il y a une réflexion à mener à l’échelon régional ». Loïc Brunellière, chez qui se déroulait l’assemblée générale de l’Union caprine, lundi à Gesté, s’est spécialisé dans l’engraissement de chevreaux qu’il collecte dans toute la région. Une désaisonnalisation des mises bas permettrait sans doute une meilleure valorisation des chevreaux auprès de l’abattoir en situation de monopole et qui travaille pour l’exportation. Mais cette orientation, outre ses contraintes, aurait des répercussions sur le prix du lait. Autre piste : la valorisation de la viande par la vente directe. « Une viande méconnue en France. L’Union caprine accompagnera toutes les réflexions », promet Raphaël Brunet.
L’Union caprine suivra également le dossier du plan de pérennisation (voir ci-dessous), intitulé “Bien vivre du lait de chèvre”. Des auto-diagnostics seront à la disposition des producteurs et les résultats seront centralisés dans chaque département. Après l’état des lieux, établi en décembre, des appuis techniques seront proposés aux exploitations repérées, sous la forme de quatre visites. Une participation de 100 euros sera demandée à l’éleveur, soit le 5e de la somme prévue. Une enveloppe de 4 000 euros est affectée, par la Draf, à cette opération.

m.l.-r.

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