Aller au contenu principal

CARBURANT
Nouveau carburant : “rester vigilants”

Le 1er novembre prochain, les tracteurs agricoles seront soumis à l’arrêté relatif au gazole non routier. Le point et la demande de la profession avec Jean-Marc Lézé, vice-président de la FDSEA.

© Reussir / S. Leitenberger

La date à laquelle le nouveau carburant sera obligatoire a été repoussée pour les tracteurs agricoles. Est-ce là une bonne nouvelle ?
Ce délai était indispensable pour permettre aux exploitations de se préparer à l’arrivée du nouveau carburant. Mais il ne vaut officiellement que pour les tracteurs. Pour les exploitations détenant les deux types d’engins (automoteurs et tracteurs), le passage au nouveau carburant risque de poser des difficultés.

Que prévoit la FDSEA pour aider les producteurs ?
Le passage au nouveau gazole nécessitera dans un premier temps un nettoyage des cuves ayant servi au stockage de l’ancien carburant. La FDSEA réfléchit à l’organisation d’une opération groupée pour le nettoyage des cuves existantes.

Quelles sont les difficultés qui pèsent encore surl’utilisation de ce nouveau carburant ?
Un certain nombre de questions subsistent sur le terrain d’un point de vue pratique, notamment concernant la tenue au froid du nouveau gazole, qui oblige à distinguer un gazole d’hiver et un gazole d’été. Les exploitants vont devoir être beaucoup plus précis sur leur période d’approvisionnement et sur la quantité de gazole livrée.
Il y a pour moi deux grands points sur lesquels nous devons rester vigilants : d’une part, l’utilisation de ce nouveau gazole ne doit pas être un prétexte pour augmenter le coût du carburant. Par ailleurs, le nouveau gazole n’est pas prévu pour remplacer le fioul domestique pour tous les usages. Les exploitations qui utilisaient l’ancien carburant à la fois pour leurs tracteurs et comme moyen de chauffage (serres, séchoirs à maïs…) vont donc souvent devoir prévoir une deuxième cuve sur l’exploitation. Cependant, les textes précisent que “pour certains moteurs fixes ou certaines chaudières (condensation), l’usage du gazole non routier en lieu et place du fioul domestique peut être recommandé”. Reste à savoir dans quels cas précis…
Nous reviendrons sur ces différents points et sur tous les aspects juridiques et pratico-pratiques dans les éditions des semaines à venir.

Gazole non routier

Les délais de mise en œuvre en négociation

En application d’une directive européenne, la France vient de rendre obligatoire l’utilisation de GNR à moins de 10 mg/kg de soufre pour les engins agricoles, à partir du
1er mai 2011. À l’exception des tracteurs agricoles et forestiers pour lesquels l’obligation est fixée au 1er novembre 2011. Pour les exploitations détenant les deux types d’engins (automoteurs et tracteurs), ce passage au nouveau carburant risque donc de poser des difficultés. La profession a demandé au ministre chargé de l’Industrie, de l’Énergie et de l’Économie numérique, Éric Besson, un engagement  par écrit pour qu’aucun contrôle n’ait lieu. La FDSEA attend également des précisions quant aux contraintes techniques liées au passage au nouveau carburant : nettoyage des cuves, vidange des circuits, filtres, tenue au froid.

44 tonnes

Le décret enfin publié

Le décret, tant attendu, autorisant les camions de 44 tonnes sur 5 essieux transportant des denrées agricoles (engrais, céréales, préparations à base de céréales, animaux, fruits et légumes…) à circuler, a été publié au Journal officiel du 18 janvier. C'est Nicolas Sarkozy qui en a fait l'annonce à l'occasion de ses vœux au monde rural, dans le Bas-Rhin. Les secteurs agricole et agroalimentaire pourront bénéficier “dès aujourd'hui” du relèvement à 44 tonnes (contre 40 tonnes actuellement) du poids total roulant autorisé pour les véhicules de transport, a indiqué le Président de la République. La mesure sera étendue en 2012 à tous les types de chargement de façon concomitante avec l'introduction de l'écotaxe poids lourds.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois