Aller au contenu principal

MAGAZINE - viande bovine
Nouvel envol pour l’Éleveur et l’oiseau

Lancée en 2001, la marque l’Éleveur et l’oiseau avait été distribuée localement dans les Basses vallées, mais l’initiative avait achoppé sur la partie commerciale. Quelques années après, elle est relancée.

À Saint-Jean-de-Linières, le 3 décembre. Joël Moisdon et Luc Chevreux, éleveurs dans les Basses Vallées angevines, font déguster la viande aux clients du supermarché.
À Saint-Jean-de-Linières, le 3 décembre. Joël Moisdon et Luc Chevreux, éleveurs dans les Basses Vallées angevines, font déguster la viande aux clients du supermarché.
© AA

La marque l’Éleveur et de l’oiseau - le bœuf des vallées, est née d’une initiative unique. Dans les Basses Vallées angevines et en Vallée de la Loire, classées Natura 2000, les producteurs de viande bovine participent, par leurs pratiques agricoles (fauche sympa, fauche tardive…) à la protection de l’animal en voie de disparition, le râle des genêts, et au maintien de la biodiversité. Les éleveurs ont créé au début des années 2000 une marque pour mettre en valeur leur production auprès des habitants et défendre leur savoir-faire. De 2004 à 2006, la viande a été commercialisée dans un supermarché de Tiercé, mais les éleveurs ont rencontré des
difficultés parce qu’ils devaient assurer, eux-mêmes, la partie commerciale. « Chacun son métier », reconnaît aujourd’hui Luc Chevreux, un des éleveurs impliqués dans la démarche, aux côtés de Pascal Poulard, de Briollay, président de l’association des éleveurs des Basses Vallées.
Mais il n’ont pas voulu en rester là. Appuyés par la Chambre d’agriculture de Maine-et-Loire, ils relancent aujourd’hui la marque en s’entourant de partenaires motivés. Les animaux sont sélectionnés par un intermédiaire local, Régis Martineau. Ils sont ensuite confiés, pour l’abattage et le désossage, à la société Vendée Loire Viandes, à Challans, en Vendée. Cette structure de taille modeste est spécialisée dans les produits de niche comme la viande des éleveurs du Parc naturel de Brière, avec lesquels les Angevins sont en contact.


Ambition : dix animaux la semaine

« Pour l’instant, on tue trois à quatre animaux par semaine, explique Pierre Forget, de l’entreprise VLV. L’ambition est d’atteindre rapidement, d’ici six mois ou un an, un nombre de 10 animaux la semaine, afin de disposer d’un volume d’affaires suffisant pour valoriser au mieux les différents morceaux de viande. Nous visons les GMS, mais aussi la restauration collective. » Pour l’heure, deux supermarchés sont impliqués : le Vivéco de Cheffes-sur-Sarthe et le Leclerc de Saint-Jean-de-Linières. Dans ce dernier magasin, l’intégralité de la viande de bœuf en libre-service est vendue sous la marque l’Éleveur et l’oiseau, au même prix que la viande de qualité bouchère auparavant commercialisée dans le rayon. Et pour l’éleveur, la plus-value réalisée est de 20 à 30 centimes d’euros du kilo de carcasse.
Un noyau d’une quinzaine d’agriculteurs fournit pour l’instant cette filière et un fort potentiel existe : 150 éleveurs, dans les Basses Vallées et la
Vallée de la Loire, de La Varenne à Montsoreau, ont signé des MAET (Mesures agro-environnementales territorialisées).

S.H.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Erwan Baron (Pépinières Chauviré), président de Verdir Pays de la Loire.
« Défendre l'achat local de végétaux auprès des maîtres d'ouvrage »

Vous avez été récemment élu président du bureau de Verdir Pays de la Loire pour un mandat de trois ans.…

Le portail Chorus est ouvert depuis le 1er mai pour les demandes de remboursement concernant le mois d'avril.
Comment fonctionne le remboursement de l'aide sur le GNR agricole ?

Un décret publié le 2 mai vient préciser les modalités pratiques de l'aide destinée aux utilisateurs de carburants agricoles (…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois