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Viandes
Nouvelles actions de contrôles dans les grandes surfaces

L'objectif des actions de vérification des origines en GMS est de rappeler l'importance de la production agricole française, de la transformation et inciter le consommateur à acheter français.

Au Leclerc de Cholet.
Au Leclerc de Cholet.
© AA

Les actions menées par les agriculteurs de la FDSEA et de Jeunes agriculteurs pour obtenir l'identification des viandes se succèdent. Les semaines dernières, les enseignes de grands magasins ont reçu la visite des agriculteurs (voir Anjou agricole des 31/05 et 7/06). Lundi dernier 10 juin, c'était au tour des magasins Leclerc de Cholet et Segré de subir le même sort.Une centaine d'éleveurs du département s'y sont rendus. Une autre délégation a également rencontré le directeur du magasin de Chemillé. La mobilisation engagée depuis plusieurs semaines ne se relâche donc pas avec toujours le même objectif : la revalorisation rapide des prix des viandes et le contrôle de l'origine des viandes chez les distributeurs.
Tous les départements du Grand Ouest avaient lancé un nouvel appel à mobilisation le 10 juin. Pourquoi Leclerc ? Suite aux nombreuses actions, de timides avancées ont été annoncées sur la revalorisation immédiate des prix et l'affichage de l'origine des viandes et ce, par la majorité des acteurs de la grande distribution. Sauf Leclerc, qui n'a pas daigné répondre aux sollicitations de la FNSEA et des JA depuis mi-mai...
Par contre, Michel-Edouard Leclerc n'hésite pas à s'exprimer dans la presse en affirmant "qu'il écarte une indexation des tarifs sur le cours des matières premières". Une provocation de plus ?

Les éleveurs restent mobilisés
Malgré les semaines d'actions continues, la mobilisation des éleveurs ne faiblit pas, comme le rappelle Christiane Lambert, vice-présidente de la FNSEA qui pilotait l'action à Segré : "Nous ne cessons d'alerter l'ensemble des acteurs de la filière mais également l'ensemble des citoyens : si l'élevage s'effrite, ce sont des milliers d'emplois qui disparaîtront dans les industries agro-alimentaires, les usines d'aliments, les transports,... et donc le pouvoir d'achat de chacun".

Journée du 23juin à Paris
L'objectif de ces actions est de rappeler l'importance de la production agricole française, de la transformation française et inciter ainsi le consommateur à acheter en ce sens. Une montée en
puissance avec, en apothéose, la journée du 23 juin à Paris qui doit rassembler tous les départements dans un parcours qui emmenera le cortège jusqu'à l'esplanade des Invalides et une rencontre avec les Parisiens et un message en direction des Pouvoirs publics.
Car "force est de constater que les choses n'avancent pas, on en est encore à des discussions, à des promesses formulées par le médiateur, indique Jean-Marc Lézé, le président de la FDSEA. Et l'élevage en a marre d'attendre".
Une avancée positive, cependant, le projet de loi sur les négociations commerciales entre transformateurs et distribution a été validé. Cela signifie que ce qui relevait du volontaire, donc facultatif, dans l'accord du 3 mai, serait désormais obligatoire. "Pour autant que la loi soit votée", souligne Emmanuel Lachaize, le secrétaire général de la FDSEA 49. "La mobilisation du 23 juin participera aussi à cela".

 

D.B.

À lire ausi dans notre édition de vendredi 14 juin :

Rencontre FDSEA/JA et Parlementaires : la loi d'avenir agricole se prépare (page 3).

Le 23 juin


La remorque des productions ligériennes à Paris
Le cortège des Pays de la Loire défilera derrière un tracteur-remorque où seront embarquées les productions agricoles emblématiques de la région. Un tracteur remorque qui, avant de rallier Paris, fera le tour des cinq départements de la région avec une étape en Maine-et-Loire le mardi soir. "Dans une zone d'élevage comme la nôtre, on va mobiliser, promet Jean-Marc Lézé. Ça fait des mois et des mois qu'on se bat, on multiplie les actions pour ce jour-là, il faut que tout le monde se mobilise une journée complète".

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