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Dossier lapins
Optimiser sa conduite en production cunicole

Au Gaec de la Guiberdière à Huillé, Kevin Vedis, jeune installé, cherche à maîtriser ses coûts de production.

Kevin Vedis, 29 ans, s’est installé en 2005. C’est lui au Gaec de la Guiberdière qui s’occupe de l’atelier lapins.
Kevin Vedis, 29 ans, s’est installé en 2005. C’est lui au Gaec de la Guiberdière qui s’occupe de l’atelier lapins.
© AA
Ancien cariste, Kevin Vedis, 29 ans, s’est installé en Gaec avec son beau-père et son beau-frère il y a deux ans. Située à Huillé, l’exploitation ne comptait jusqu’alors qu’un élevage porcin. Quand il s’est installé en 2005, un atelier lapins de 480 cages mères a été créé pour diversifier sa production. « Nous avons monté le projet avec Terrena qui nous assure un prix garanti sur les lapins pendant cinq ans. C’était une sécurité pour nous mais aussi pour les banques », précise le jeune producteur. Après plusieurs visites d’élevages, les associés ont construit un bâtiment abritant deux salles de 300 m2. « Nous avons privilégié la longévité avec un bâtiment en dur. Nous avons aussi intégré le plus d’automatismes possible, en fonction de notre budget. L’alimentation et la ventilation sont ainsi entièrement automatisées », souligne-t-il. L’investissement s’élève à 180 000 euros, bâtiment et cheptel inclus. Si l’atelier a été conçu pour un 35 heures à temps plein, l’éleveur y consacre en moyenne 20 heures par semaine, avec des périodes de pointe lors du sevrage et de la mise à bas.

Augmentation des charges
Kevin Vedis apprécie la technicité requise par la production cunicole. « Les rotations des bandes se font toutes les six semaines, ce qui permet de voir très vite les résultats quand on met des choses en place ». Soucieux d’améliorer ses coûts de production pour faire face à l’augmentation des charges sur les postes alimentation et énergie, le producteur se livre réguliè-rement à des essais. « J’essaye de réduire les médicaments. Depuis trois bandes, je suis à l’aliment blanc complet et cela fonctionne plutôt bien », précise-t-il. Jusqu’ici, ses tentatives de rationnement ont été moins couronnées de succès. « Les lapins sont très fragiles, il faut être rigoureux sur l’hygiène et l’alimentation », rappelle-t-il. Les résultats des deux premières années de production sont plutôt encourageants et supérieurs aux prévisions des associés. « J’ai été bien épaulé par la coopérative et par notre fournisseur de lapins. Les résultats techniques sont très corrects, mais nous ne sommes pas à l’abri d’un problème ». L’amélioration des performances et des coûts de production restent aujourd’hui les deux priorités du producteur.

Delphine Jégo
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