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Production porcine
« Organisons-nous et soyons solidaires pour éviter l’individualisme »

Gérard Bourcier, responsable de la section porcine de la FRSEA Pays de la Loire.

Gérard Bourcier
Gérard Bourcier
© AA

Les responsables porcins des Pays de Loire se sont réunis le 23 février à Angers. Un temps fort et d’échanges entre les responsables professionnels et les entreprises sur le bilan porcin 2009 et les orientations à prendre.
Le prix trop bas payé aux producteurs n’a que trop duré. Le porc, avec 20 000 éleveurs et plus de 70 000 emplois, est le
produit alimentaire le plus consommé en France et en Europe. Il nous faut impérativement mettre en place les moyens nécessaires pour que :
- la production porcine rémunère ses producteurs,
- la production s’intègre dans le paysage français,
- la production soit acceptée par la société, comme toute activité agricole.
- le renouvellement des outils et des générations puisse être assuré et que l’on propose le métier d’éleveurs de porcs dans les centres de formation.
La production française doit être en adéquation avec la consommation, pour que les consommateurs puissent acheter de la viande porcine produite selon les exigences du citoyen. Il faut pour cela que la compétence des éleveurs et la traçabilité du porc français soient rémunérées et clairement identifiées. Si rien n’est fait pour maintenir la production de viande porcine en France, le consommateur aura alors à sa disposition de la viande de porc importée d’autres pays sans connaître les conditions d’élevage des animaux, ni la traçabilité que demande le citoyen français à ces éleveurs. Pour la pérennité de la production, il faut que le prix payé aux producteurs tienne compte du prix du marché en phase avec les pays européens, mais également qu’il intègre le coût de production chez l’éleveur ainsi que l’évolution du prix consommateur.
Il est également primordial que les producteurs se réapproprient le marché au cadran pour recréer une dynamique de commerce et ainsi établir un prix réel correspondant à l’offre et la demande. Nos entreprises investissent dans la transformation de viande porcine pour rechercher, dans l’élaboration des produits, une plus grande valeur ajoutée.
Investissements et orientation sont nécessaires pour assurer la pérennité de l’outil et les débouchés de la production porcine dans un marché européen concurrentiel. D’où l’extrême nécessité de trouver dans toute la filière un équilibre durable au travers de la répartition des capacités à produire des biens alimentaire, porcin en l’occurrence. Ne soyons plus concurrents et divisés au sein de notre filière, mais organisés pour que les producteurs français et toutes nos organisations contribuent au besoin alimentaire des vingt prochaines années.
J’appelle les éleveurs et les dirigeants d’entreprises à être solidaires, actifs et responsables pour obtenir ensemble un prix pour les producteurs et assurer ainsi l’avenir de la profession.

Gérard Bourcier

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