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MSA 49
Oser parler du mal-être en agriculture

L’assemblée générale de la MSA de Maine-et-Loire s’est déroulée vendredi 3 juin, à Terra Botanica, sur le thème “Jeunes, actifs, retraités : prévenir le mal-être et accompagner les assurés agricoles”. 

« Face au mal-être, il faut prendre conscience, mettre des mots sur les maux, ne pas nier, éviter de culpabiliser et savoir demander de l’aide », résumait Anne Gautier, présidente de la MSA, lors de l’AG de la structure. Alors que le plan national sur le mal-être en agriculture a été lancé en novembre 2021, la MSA a choisi d’aborder le sujet, au travers de deux supports artistiques : une pièce de théâtre et une exposition de photos. 

Symptômes physiques et psychiques 
La séance théâtrale proposée par la compagnie La Belle Chute, mettait en scène, avec une dose d’humour, un agriculteur proche de la retraite, épuisé par les soucis financiers et qui en a 
« plein le dos ». Y figurait aussi un jeune couple surmené, qui cherchait à s’installer en maraîchage bio avec une spécialisation dans les “légumes oubliés” et qui peinait à convaincre la banque du bien fondé de son projet. Et enfin une jeune femme salariée, non issue du milieu agricole,  qui avait dû lâcher l’ exploitation qu’elle avait créée, 
« usée au bout de 3 ans », et qui se battait avec un mal de dos. Ces portraits croisés ont permis d’aborder différents aspects du mal-être, aussi bien psychique que physique, à divers moments de la carrière. à la fin de la pièce, les différents personnages se sont retrouvés gentiment « séquestrés » par le patron du bar du village, qui a fini par les convaincre de demander de l’aide auprès de la MSA.  L’occasion de mettre en valeur le travail effectué par le réseau Sentinelles en matière de détection du mal-être et des crises suicidaires.
Une exposition de Karoll Petit, du collectif nantais Iris Pictures, était également présentée aux participants à l’AG. Cette photographe professionnelle est allée pendant plusieurs années, de ferme en ferme, rencontrer des agriculteurs qui ont témoigné de leur mal-être. Ce travail photographique a été co-financé par la MSA de Loire-Atlantique. 

 

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