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Productions
Pas de trêve pour les actions syndicales

D’autres actions pourraient survenir dans les deux semaines.

Joël Limouzin, président de la Frsea.
Joël Limouzin, président de la Frsea.
© AA

Les agriculteurs ont mené de nombreuses actions syndicales les semaines passées. Tout est-il rentré dans l’ordre ?
Joël Limouzin : pas du tout. Les problèmes que nous avons soulevés pour les producteurs de viandes, d’une façon générale, sont toujours présents : les prix payés au producteur de viande bovine remontent insuffisamment, ceux du porc restent désespérément autour de 1,1 €/ kg, les revalorisations pour la volaille et le lapin sont insuffisantes compte tenu de l’augmentation des coûts de production. Et alors que nous nous engluons dans une crise sans fin et que nous crions qu’il faut augmenter les prix payés aux producteurs, nous voyons tous les jours dans nos journaux quotidiens, et à la télévision, des publicités pour “les prix bas” dans les grandes surfaces. C’est une véritable provocation. Quand on sait qu’elles font des profits colossaux, que leurs dirigeants font partie des plus fortunés de France, on ne peut être que révoltés. C’est notre cas.

Que comptez-vous faire à présent ?
Je sens que la tension monte dans les campagnes. Comme nous n’avons pas les millions de la grande distribution, nous allons utiliser nos idées. D’abord, nous allons dénoncer l’attitude et la politique des grandes surfaces. Un site internet va être ouvert prochainement avec le titre provocateur : “quiestleplusmenteur.com”.
Ensuite, nous allons lancer une campagne d’affichage dans nos champs. Là encore, nous ne pouvons nous payer les grandes affiches des villes, alors nous utilisons l’espace agricole : des centaines d’affiches dans les champs des agriculteurs de la région, ça va faire du bruit. Il y aura peut être d’autres actions locales que les agriculteurs décideront de mener. Pour nous le message est clair : nos prix doivent augmenter et c’est possible sans que le prix augmente pour le consommateur. Il suffit que les distributeurs et les transformateurs modèrent leurs marges.

Propos recueillis
par Jean-Paul Goutines - Frsea

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