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EAU-ENVIRONNEMENT
Pascal Laizé : « Trop, c’est trop »

La nouvelle menace sur l’irrigation dans la Vallée fait réagir le professionnel.

Pascal Laizé, responsable de 
la section eau-environnement.
Pascal Laizé, responsable de
la section eau-environnement.
© AA

Pourra-t-on irriguer l’an prochain dans la vallée de l’Authion ? La question se pose à nouveau : le début de l’enquête publique est retardé d’une quinzaine de jours(1) depuis que la Diren a déposé un avis négatif auprès du service départemental de la police de l’eau. Raison invoquée : son souhait de mise en place d’une procédure ”organisme unique” pour l’Authion – et donc, de gestion collective -, ce qui sous-tend un possible classement de l’Authion en ZRE (zone de répartition des eaux). Ce n’est pas le cas actuellement et cela me semble complètement inenvisageable vu la complexité du milieu (multiples ressources, multiples usages). Une fois de plus, le dossier prend du retard. Nous sommes rodés à ce genre d’exercice mais ce nouveau délai est plus que dommageable dans la mesure où ces quinze jours vont retarder la remise du rapport du commissaire enquêteur, ensuite le passage en Coderst et enfin la prise d’arrêté définitif. Et, in fine, c’est bien l’irrigation de la prochaine saison – et peut-être même l’irrigation tout court – qui est compromise, puisqu’il ne sera plus possible d’obtenir un arrêté provisoire. Ces atermoiements et procédures successifs n’ont que trop duré. Les agriculteurs ont besoin de visibilité et de sécurité pour assurer leurs productions et les emplois. Les modalités de prélèvement ont fait l’objet de multiples aménagements, règlements, discussions pour lesquelles la souplesse et l’esprit de dialogue de la profession et de l’Entente interdépartementale de l’Authion ont été démontrés et reconnus par les plus hautes autorités. Si j’avais le cœur à sourire, je dirais que cette nouvelle démarche est la goutte qui va faire déborder le vase. Je n’ai pas envie de sourire. Les conséquences sont trop lourdes et la profession agricole trop responsable pour accepter un tel risque pour la vallée de l’Authion. »

Pascal laizé

(1) L’enquête publique devrait avoir lieu du 3 novembre au 5 décembre 2008.

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