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Performants mais en crise

À La Chapelle-du-Genêt, les investissements et augmentations de productivité de L'EARL L'Éclaircie ne permettent plus de pallier à la baisse du prix d'achat.

© AA

"Lorsqu'on est compétitifs et productifs, on sait que l'on n'a rien à se reprocher et que le problème ne vient pas de nous." À l'EARL L'Éclaircie à La Chapelle-du-Genêt, où sont installés Myriam et Denis Chauviré en production porcine, "la crise s'est installée depuis cinq ans, petit à petit. Il n'y a plus les cycles de trois ans que nous connaissions auparavant. Nous ne ressentons plus les phases de hausse qui permettaient de refaire une trésorerie. Aujourd'hui, on parvient à se prélever un petit revenu, à payer les factures mais on ne peut plus mettre d'argent de côté". 2500 euros à deux auxquels s'ajoute le salaire versé à leur fille, Audrey, employée depuis l'an dernier. "J'aimerais m'associer au plus vite, affirme la jeune éleveuse de 24 ans, mais les conditions actuelles posent question pour l'avenir. Je n'ai pas envie de passer ma vie à payer des dettes". Car le constat dans la région est clair : "il y a très peu de reprises d'exploitations porcines. Il n'en reste plus que deux à La-Chapelle-du-Genêt", précise Denis Chauviré. Une ferme qui connaît la crise, malgré des performances toujours en hausse. "Nous avons investi plus de 1,2 millions d'euros pour construire un nouveau bâtiment de 1440 places, modifier les anciens bâtiments en gestation ou verraterie et augmenter le cheptel (de 110 à 200 truies)." Des bâtiments basse consommation, qui permettent des économies, et surtout des équipements "à la pointe" : échangeurs d'air, séparateur de phase, case-balance en maternité pour éviter l'écrasement des nouveaux-nés… "On devrait passer d'un indice de consommation global de 2,8 à 2,6", affirme ainsi Denis Chauviré.

Lire l'intégralité de l'article dans l'Anjou agricole du 7 août 2015.

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