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Arboriculture
Pommes et poires : une maigre récolte attendue

 Aux Vergers de Mané, à Martigné-Briand, la récolte a commencé le 16 août, avec la variété de poires Williams. Les volumes s’annoncent faibles.

Dans un rang de poires Sweet Sensation : de gauche à droite, Baptiste Brunet, Jean-Manuel Pivert et Alexandre Pivert, associés des Vergers de Mané.
© AA

Le moins que l’on puisse dire, c’est que la météo n’aura pas été l’alliée des arboriculteurs cette année. « Le froid a stérilisé les pollens et a empêché une bonne fécondation, le grossissement des fruits a été compliqué. L’année sera très peu abondante », résume Jean-Manuel Pivert, associé des Vergers de Mané. « La floraison a duré particulièrement longtemps, elle s’est étalée sur 3 semaines ! », complète son fils Alexandre.  
Sans la lutte menée contre le gel pendant 11 nuits, le chiffre d’affaires aurait pu se réduire à zéro. L’exploitation a n’a pas ménagé ses efforts et a combiné les moyens de lutte : aspersion sur une partie du verger, bougies, émission de brouillard avec le matériel Vitiprotect.... « La lutte nous a coûté environ 30 000 euros cette année », calcule rapidement Alexandre Pivert.
Alors que l’exploitation produit entre 600 et 650 tonnes de pommes et poires en année normale, on sera en 2021 bien loin du compte. « Peut-être autour de 400 tonnes ? Il est trop tôt pour le savoir. Une seule chose est sûre, c’est que nous n’atteindrons pas les 600 tonnes », souligne Jean-Manuel Pivert. Les poires sont en cours de récolte, les pommes sont encore presque toutes dans les arbres.  

« Il manque un bon calibre en pommes. Par conséquent, il nous manquera du tonnage et de la valorisation »


Le verger compte 6 ha de poires et 5,5 ha de pommes. La récolte a débuté le 16 août pour les poires, avec la Williams, suivie de la Conférence, de la Sweet Sensation et de la Comice. « Ici, nous avons toujours fait des poires, explique Jean-Manuel Pivert. Depuis 9 ans, nous cultivons la Sweet Sensation, variété club, avec les Vergers de la Blottière. Nous en sommes très satisfaits, c’est une belle poire bicolore qui nous apporte une rémunération intéressante ».
Cette année, la qualité est là, avec de très belles Conférence, mais il y a beaucoup d’hétérogénéité en revanche sur la Sweet Sensation. En Williams, « nous avons perdu des poires du fait d’un phénomène de sur-maturité des fruits. Un certain nombre de poires sont devenues très vite blettes et ne pourront pas être vendues », signale Alexandre Pivert.
Quant aux pommes, leur récolte a tout juste débuté pour les variétés  Elstar, Primgold, Reine des reinettes. Les Gala suivront. « Il manque un bon calibre en pommes. Par conséquent, il nous manquera du tonnage et de la valorisation », explique Jean-Manuel Pivert, qui espère obtenir une prise en charge de ses cotisations sociales suite à l’épisode de liées de gel d’avril.
S.H.

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