Élevage laitier
Pour pallier le manque de fourrage, ils vont ensiler à 35 km de leur ferme
Installé en janvier à Chemillé-en-Anjou (Saint-Georges des Gardes), Clément Lebaux va débourser plus de 20 000 € en fourrages. Et aller ensiler jusqu'à Chalonnes-sur-Loire.
"Je n'ai pas envie de vendre des vaches". Décapitaliser n'est pas une option pour Clément Lebaux, installé au 1er janvier dans les Mauges, dans un élevage de 72 vaches en production et 80 ha. Alors, face au manque de fourrage qui s'est confirmé dès le mois de mai, l'éleveur de 26 ans a mis tous les moyens en œuvre pour trouver du fourrage afin de nourrir ses bêtes.
Sur l'exploitation, ses 30 ha de maïs non irrigués avaient été ensilés le 25 juillet, avec un résultat médiocre : pas plus de 4 t de MS/ha en moyenne, et pas de grains. "Si on veut atteindre nos objectifs en lait, on devra complémenter ce fourrage, avec des pommes de terre, betteraves ou autres, en espérant déjà qu'il se conserve", prévoit l'éleveur. Le maïs a été ensilé à 28 % de matière sèche et du conservateur a été ajouté.