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ENVIRONNEMENT
Première journée technique pour le réseau Arbre

Au programme, vers de terre et biodiversité.

Mercredi, à Cantenay-Épinard. Les participants ont appris à mettre en œuvre un protocole d’observation de l’activité des vers.
Mercredi, à Cantenay-Épinard. Les participants ont appris à mettre en œuvre un protocole d’observation de l’activité des vers.
© AA

Créé en 2011, le réseau Arbre (Agriculteurs respectueux de la biodiversité et des richesses de l’environnement) est une initiative de la Chambre d’agriculture, la Fédération des chasseurs, la Ligue pour la protection des oiseaux, accompagnée par l’École supérieure d’agriculture. Arbre rassemble à ce jour 43 agriculteurs en polyculture-élevage, venus  de tous horizons : conventionnels, bio, membres du réseau Base... “L’objectif est d’atteindre 150 adhérents d’ici trois ans”, précise Jean-Louis Lardeux, président du comité de pilotage (lire aussi l’interview en page 2). Des groupes spécialisés en arboriculture et viticulture pourraient à l’avenir voir le jour. “La biodiversité, ce ne sont pas seulement les Basses Vallées angevines et la vallée de la Loire, et ce ne sont pas uniquement les exploitations en bio, résume le responsable professionnel. La création du réseau Arbre correspond bien plus largement à un engagement sur la biodiversité pris par la profession agricole dans le cadre du Projet agricole départemental  vis-à-vis d’un ensemble de partenaires.”

Moutarde
Trois journées techniques devraient être proposée pour l’année 2012, dont les thèmes seront définis en janvier : “Elles pourraient aborder les questions des sols, des mares, des haies, des bandes enherbées, ou encore des associations culturales”, indique Ambroise Bécot, chargé de mission à la Chambre d’agriculture. Une première journée technique s’est tenue mercredi 14 décembre, en salle à Angers et sur une parcelle à Cantenay-Épinard. Au programme, l’activité des vers de terre dans le sol. Accompagnés par une équipe de scientifiques de l’Université de Rennes, les participants se sont familiarisés avec un protocole d’observation validé au niveau national. Sur des carrés de 1 mètre carré, des mélanges urticants de moutarde fine et forte et d’eau sont arrosés de manière à faire sortir les lombrics du sol. Au bout d’un quart d’heure, les vers sont ensuite comptés et classifiés, puis ce comptage est extrapolé à la parcelle. “Une telle journée permet de donner les bases de mise en œuvre du protocole aux agriculteurs afin qu’ils puissent le faire sur leurs parcelles”, explique Ambroise Bécot. Les relevés recueillis en Maine-et-Loire pourront venir enrichir une base de données nationales.

S.H.

Arbre

Un diagnostic gratuit

Les agriculteurs qui adhèrent au réseau Arbre bénéficient d’un diagnostic, gratuit, de leur exploitation, qui débouche sur un plan d’actions personnalisé avec l’appui technique des trois structures partenaires. Pour adhérer, un minimum d’engagement, correspondant à un socle de bonnes pratiques, est demandé : préserver les espaces dits semis-naturels : haies, fossés, chemins, mares..., indispensables pour le maintien d’une faune et d’une flore diversifiées. Autres prescriptions : limiter la dimension des parcelles, soit par des bandes végétales, soit par alternance des cultures, broyer ou faucher en dehors de la période 1er avril-15 août et cibler l’objectif Zéro produit chimique sur les milieux semi-naturels.

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