Aller au contenu principal

Lait
Prix du lait : des raisons d'être optimiste pour le troisième trimestre

Pour la FNPL, pas de prix sans parler de volume. Les producteurs sont en attente de savoir ce qu’ils pourront livrer en 2010-2011 et si la France va enfin se donner une dynamique laitière.

« La FNPL a la ferme volonté de trouver des solutions pour un rapport gagnant-gagnant » affirme Pascal Clément .
« La FNPL a la ferme volonté de trouver des solutions pour un rapport gagnant-gagnant » affirme Pascal Clément .
© AA

La fin du 2e trimestre approche, les négociations sur le prix du lait pour le 3e trimestre vont bientôt reprendre. Les marchés sont actuellement bien orientés et la saisonnalité va devenir positive. Les éleveurs laitiers ont donc des raisons d'espérer une hausse sensible du prix du lait. Pascal Clément, président de la FRSEAO lait commente les derniers éléments de conjoncture et les débats interprofessionnels.
Analysant toutes ces données, Pascal Clément s'exprime de manière plus optimiste qu'au trimestre dernier : « La bonne orientation des marchés laitiers devrait se traduire par un indice économique positif, de l'ordre de + 10 %. De plus, la hausse de l'indice de saisonnalité est acquise pour le 3e trimestre. Les éleveurs laitiers peuvent s'attendre à une évolution réelle du prix du lait pour les mois à venir. Cependant, on ne peut que regretter la décision irresponsable de la Commission européenne de libérer une partie des stocks publics », indique-t-il.

Des marchés laitiers bien orientés
Au cours des derniers mois, les marchés des produits industriels se sont maintenus à un niveau élevé. Depuis début avril, le marché du beurre a même été nettement haussier, avoisinant les 3 100 € /tonne, alors que les cotations étaient inférieures à 2 200 €/t en avril 2009. Face à cette situation, la Commission européenne a décidé de mettre en marché une partie des stocks publics de produits industriels, ce qui a été jugé « irresponsable » par la FNPL dans un communiqué du 21 mai.
Du côté des fromages allemands, la reprise espérée s'est fait attendre tout l'hiver. Finalement début avril, les cours ont amorcé une hausse, qui s'est ensuite confortée semaine après semaine.

Le dialogue interprofessionnel se poursuit
« Certains transformateurs verraient bien un accrochage du prix sur l'Allemagne tout en maintenant  une gestion des volumes à la française », explique Pascal Clément. « Avec un accrochage sur le prix allemand, il faut s'attendre à des variations de prix extrêmes, allant de 400 €/1 000 l quand les marchés flambent et tombant à 200 €/1 000 l quand ils sont bas. Ce système ne peut pas nous convenir. Nous pouvons redouter que les périodes de prix bas soient plus durables que les périodes d'euphorie, et d'autre part, je ne crois pas que les industriels soient mieux équipés pour gérer des fluctuations de prix que les producteurs. Souvenons-nous du début d'année 2008 », réagit Pascal Clément.
L'alignement systématique sur le prix allemand nécessiterait que la France aborde la gestion des volumes de la même manière qu'en Allemagne, à savoir tout le volume disponible réglementairement. « Ce serait destructeur en termes de valeur ajoutée », dénonce la FNPL. « Par ailleurs, la comparaison au mois le mois des prix entre la France et l'Allemagne n'est pas raisonnable, puisque la saisonnalité Outre-Rhin n'existe pas », conclut Pascal Clément.
Depuis le 18 mars, date de la convocation des familles professionnelles par le ministre, la FNPL, la FNCL et la Fnil ont travaillé à l'élaboration de trois nouveaux indices. Un indice sur l'évolution comparée du prix du lait entre l'Allemagne et la France, un 2e indice sur les coûts de production du lait, enfin un 3e relatif à la valorisation des produits laitiers. Les discussions entre les familles devaient aboutir pour le 31 mai, mais les positions des uns et des autres n'ont, pour le moment, pas permis de présenter un consensus.
« Les discussions restent fermes et tendues mais il n'y a pas d'autres solutions de s'entendre pour savoir quel volume produire et de quelle façon le rémunérer au mieux pour les producteurs. La survie d'un grand nombre en dépend », commente Pascal Clément. « La FNPL a la ferme volonté de trouver des solutions pour un rapport gagnant-gagnant ».

Anne Le Maréchal

Prix

Saisonnalité et indice économique positifs pour T3

Selon l'accord du 3 juin, le prix du lait se calcule en trois étapes. La référence de calcul reste le prix moyen annuel de
l'année précédente, soit 278,80 €/1 000 litres hors flexibilité. À ce prix moyen, deux indices s'appliquent. Le premier, l'indice économique, permet de tenir compte de l'évolution des marchés ; il est élaboré chaque trimestre par le Cniel. D'après les évolutions des derniers mois, l'indice économique sera positif, de l'ordre de +10 % selon la FNPL. Le second est l'indice de
saisonnalité, qui permet de tenir compte de la saison. L'indice de saisonnalité a été déterminé mois par mois pour deux ans par le Cilouest. Pour le 3e trimestre, il sera positif. Il augmentera le prix de +15 €/1 000 litres en juillet et
+ 30 €/1 000 litres en août et en septembre 2010.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Face à des rendements catastrophiques, de nombreux éleveurs se trouvent contraints d'acheter des fourrages.
Le préfet réunit la cellule de crise
François Pesneau, préfet de Maine-et-Loire, a réuni, avec la Chambre d'agriculture, la cellule départementale sécheresse vendredi…
La vendange a commencé mercredi 19 août au Château du Fresne à Bellevigne en Layon (Faye d'Anjou). En haut à droite, un des associés, David Maugin. En-dessous, des baies flétries par le soleil. 
Une vendange très précoce et affectée par les canicules 
Des premières parcelles de vigne ont été vendangées dès le 6 août en Maine-et-Loire. Une vendange 2026 marquée par une très…
Anthony Audouin et Paul Raimbault, associés de l'EARL de la Gilière, commercialisent leurs fromages sous la marque Chevrettes des Mauges. 
Ils pérennisent l'élevage du patron

À Montrevault sur Èvre (Saint Quentin en Mauges), Paul Raimbault et Anthony Audouin ont repris l'élevage de leur ancien…

Malo Chanteux et Maud Antonin dans la chèvrerie en construction.
Une chèvrerie pensée pour demain

Installé en janvier 2026 à Segré-en-Anjou-Bleu, Malo Chanteux projette de conduire un cheptel de 500 chèvres laitières…

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois