Neige
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis cette semaine un épisode neigeux, avec des cumuls un peu plus importants sur le sud ouest du département, où l'on a pu relever jusqu'à 10 cm.
Mardi 6 janvier, le Maine-et-Loire s'est réveillé sous la neige. Un épisode qu'on pourrait presque qualifier d'exceptionnel au 21e siècle dans le département, certes loin des records du siècle précédent (16 cm à Angers-Beaucouzé le 25 février 1986, et le record absolu de 25 cm le 1er mars 1946), et a priori moins destructeur que le dernier épisode neigeux du 21 novembre 2024 où une neige lourde et humide avait fait se coucher des vergers comme des châteaux de carte. L'abreuvement des animaux, la surveillance des installations d'eau et d'électricité ainsi que le confort des animaux, notamment en élevage de plein air, sont restés néanmoins des points d'attention majeurs en période de gel prolongé.
Comme d'habitude, ce type d'épisode modifie le paysage, créant des images d'une beauté exceptionnelle, que beaucoup d'agriculteurs n'ont pas hésité à partager sur leurs réseaux sociaux cette semaine, de Saint-Georges-des-Gardes à Neuvy-en-Mauges. Certains ont même profité de ce moment en famille, comme en témoigne Alexandre Ménard, à La Pouëze.
Lait non collecté
Mais la neige apporte aussi son lot de désagréments. Les automobilistes circulent difficilement sur les routes et ont parfois besoin de l'aide d'un agriculteur, comme l'illustre la photo d'Anthony Barillé, à Montigné-les-Rairies. La collecte de lait a été impactée, en particulier la tournée Craon/Saint-Florent de Lactalis, dans la nuit de lundi à mardi. "Le camion citerne n'est pas passé dans mon élevage, témoigne Karine Sauloup, productrice de lait à Vern d'Anjou. Cela représentait près de 7000 l de lait à jeter". Afin d'éviter le gaspillage, l'éleveuse, "avec l'autorisation de la DDPP", a lancé un appel sur les ondes, pour donner le lait. "Une dame a fait le déplacement depuis Angers : elle a pris 22 l", précise-t-elle. Au total, Karine Sauloup estime avoir donné 400 l. "Mais pour l'instant, ni l'assurance, ni la laiterie ne parlent de dédommagement", déplore-t-elle.