Aller au contenu principal

Interview
Ragondins : 30 % des communes ne participent pas à la lutte

Joseph Bossé, président de la Fédération départementale des Gedon*.

Près de 250 participants, dont beaucoup d’élus, à l’assemblée générale, mercredi 17 mars à Saint-Georges-sur-Loire.
Près de 250 participants, dont beaucoup d’élus, à l’assemblée générale, mercredi 17 mars à Saint-Georges-sur-Loire.
© AA

Les rongeurs aquatiques, dont la lutte est obligatoire, restent la préoccupation numéro un de la FDgedon. La situation s’améliore-t-elle ?
Joseph Bossé : Les piégeurs et les élus ont observé une baisse de population chez les ragondins et les rats musqués et les courbes de suivi tendent à diminuer. C’est le fruit d’un travail collectif, mené par plus de 800 piégeurs sur le département. Sur la saison 2008-2009, 28 000 prises ont été effectuées (16 000 en 2006-2007, 24 000 en 2007-2008). Mais ce n’est pas suffisant. Aujourd’hui 70 % des communes de Maine-et-Loire participent aux actions. Nous avons besoin de solidarité pour limiter cette population qui n’est pas sans risque, ni pour les ouvrages comme les digues, ni pour la santé publique au niveau des plans d’eau. Rappelons que les rongeurs aquatiques véhiculent la leptospirose. L’étendue de cette maladie est expertisée dans le cadre du Casdar, le programme national de développement agricole financé par le ministère de l’Agriculture.

Les agriculteurs déplorent des dommages causés par les oiseaux. Que fait la FDgedon dans ce domaine ?
Pour les corvidés, la première méthode est l’effarouchement. Mais il est parfois nécessaire de réaliser du piégeage pour gérer les populations. La FDgedon a neuf points de stockages dans le département avec, dans chacun d’entre eux, 20 cages mises à disposition des utilisateurs. Cette méthode est très efficace. En parallèle, nous souhaitons, au niveau des Gedon, que la législation sur les espèces classées protégées puisse évoluer, notamment en ce qui concerne la corneille noire, espèce protégée.

De quels moyens dispose la FDGedon pour mener à bien ses actions ?
Le budget prévisionnel pour 2010 est de 269 000 euros. Nous bénéficions d’une subvention du Conseil général. En terme de moyens humains, nous pouvons compter sur 2 200 bénévoles des Gedon. En plus, nous travaillons en partenariat avec les Fédérations de chasse et de pêche, par exemple pour l’observation du frelon asiatique, ou de la jussie, plante envahissante. 
La FDgedon doit avoir un matériel au “top” pour répondre aux besoins de service public. Elle va investir, cette année, dans un appareil performant pour le traitement de la chenille processionnaire du pin, urticante. Nous allons aussi acquérir un appareil pour appréhender le frelon asiatique, dont les nids se trouvent souvent à 15 mètres de hauteur.
En Maine-et-Loire, un nid a été découvert à Coron en novembre dernier. Arrivé en Aquitaine en 2004, le frelon asiatique progresse de 3 kilomètres par an. Il représente un grand danger pour les ruches.

Recueilli par S.H.

*Groupements de défense contre les organismes nuisibles.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Une vingtaine de personnes ont visité l'exploitation de Mathieu Cadeau.
Trois visites d'élevage en Anjou
Trois exploitations du Maine-et-Loire ont ouvert  leurs portes aux adhérents du syndicat des éleveurs Simmental de l'Ouest…
37 exploitations de Maine-et-Loire ont été concernées par une rupture de contrat avec l'entreprise. 
Lactalis a rompu leur contrat, que sont devenus ces éleveurs ?

Le 25 septembre 2024, Lactalis annonçait la rupture de contrat avec 37 exploitations du Maine-et-Loire. Aucune d'entre elles n…

Rapport à la moyenne annuelle de référence (1991-2020) des cumuls de précipitations en Maine-et-Loire en 2025.
Records mensuels de chaleur et de précipitations en 2025
Dans le département, le bilan météo de 2025 affiche des températures supérieures aux normales avec une hausse annuelle moyenne de…
Sur l'exploitation de Clément Traineau, à Neuvy-en-Mauges.
Quelques désagréments et la solidarité agricole
Avec la grande douceur de novembre et décembre, le froid s'est installé avec, depuis une quinzaine de jours, des gelées puis…
Le loup en Anjou

Entre contes fantastiques et récits documentés, le loup a hanté l'Anjou durant des millénaires. Pierre-Louis Augereau a suivi…

Jérémy Biland, directeur d'Anjou Plants à Longué-Jumelles. La coopérative a investi dans un robot de traitement qu'il utilisera dans ses nouvelles serres hors sol. 
Anjou Plants, spécialiste du plant de fraisier, fidèle du Sival 

Implantée à Longué-Jumelles, Anjou Plants produit 14 millions de plants de fraisiers par an. Le Sival est un rendez-vous…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois