Aller au contenu principal

Eau
Répartition de la ressource : « Des intérêts mécaniquement liés »

Organisée par la préfecture et par le Conseil général, la première Conférence de l’eau a posé le cadre d’une réflexion concertée sur la gestion de la ressource. Le rendez-vous sera semestriel.

Élus, associations, représentants du monde agricole ont répondu présents à l’invitation du Conseil général et de la préfecture. 
Élus, associations, représentants du monde agricole ont répondu présents à l’invitation du Conseil général et de la préfecture. 
© AA
Réunir autour d’une même table tous les acteurs de la gestion de l’eau pour débattre des priorités de la politique de l’eau en Maine-et-Loire, telle était la vocation de la première Conférence de l’eau, organisée par la préfecture et le Conseil général, qui s’est déroulée lundi à l’Hôtel du département à Angers. « Ce n’est pas un énième colloque, l’objectif aujourd’hui est de trouver des solutions simples qu’on peut mettre en œuvre rapidement », a indiqué d’entrée de jeu Christophe Béchu, président du Conseil général, en appelant à une solidarité entre les différents usages et à une gestion collective. Il a annoncé la mise en place d’un observatoire départemental de l’eau et l’élaboration d’une charte de l’eau. Il a plaidé pour une responsabilisation, à l’image de ce qui se pratique dans le réseau collectif de l’Authion, et un « droit des sols » : les zones irriguées doivent être réservées à des cultures qui créent de la valeur ajoutée. « C’est là l’esprit de la charte foncière de l’Anjou », a-t-il rappelé.
« L’irrigation est une source de richesse importante pour le département, a souligné Jean-François Cesbron, président de la Chambre d’agriculture. La surface irriguée représente 8 % de la SAU et l’irrigation concerne 50 % des cultures spécialisées. C’est 25 % du chiffre d’affaires de l’agriculture du département. 11 000 actifs, exploitants et salariés, sont directement concernés ». Il a également rappelé tout le travail déjà mis en œuvre par la Chambre et les orientations prises : sensibilisation sur les choix d’assolement à partir des essais qui sont réalisés à la ferme expérimentale des Trinottières, amélioration des pratiques d’irrigation, développement de la gestion collective. « Nous souhaitons amplifier les outils de transparence et de gestion de l’eau », a-t-il ajouté.

Reconquête de la qualité
Concernant la qualité des eaux, Patrick Peigner, chef du service Santé environnement de la DDASS, a appelé à poursuivre et à amplifier ce qui est déjà engagé, à l’image du programme d’actions de reconquête de la qualité de l’eau sur le Ribou. « Il faut adopter des mesures volontaires vis-à-vis du phosphore. Il faut se donner les moyens d’inverser la tendance en agissant à l’échelle des bassins d’alimentation », a-t-il souligné. Jean-François Cesbron a rappelé l’implication du monde agricole : « La question qualitative est une priorité pour les agriculteurs avec un défi à relever : la diminution des intrants. Une des difficultés par rapport aux actions mises en place est l’effet retard : les résultats ne se font pas sentir immédiatement, mais après plusieurs années parfois. Il nous faut aussi concilier le respect de l’environnement avec la dimension économique, et ses répercussions sociales, comme nous l’avons inscrit dans le Projet agricole départemental. Il faut encourager les mesures volontaires, mais cela suppose de la
sensibilisation et dans certains cas, des financements
».
Au terme de la rencontre, Christophe Béchu a indiqué que ce rendez-vous serait semestriel. La prochaine conférence devrait avoir lieu après l’été. Elle sera centrée sur la problématique de la qualité et des objectifs environnementaux. « Nos intérêts sont mécaniquement liés », a-t-il insisté. « Il y a un partage de diagnostics qui ne fait plus problème globalement », a indiqué pour sa part le préfet, Jean-Claude Vacher. « L’eau est la responsabilité de chacun. Il faut continuer à avancer ensemble ».
D. J.


Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

L'AG constitutive de la FDSEA de Maine-et-Loire s'est tenue le 16 février 1946.
80 ans d'engagement pour l'agriculture angevine
La FDSEA de Maine-et-Loire fête ses 80 ans.
Influenza : carte zone de mesures complémentaires, octobre 2026
Le Maine-et-Loire placé en "zone de mesures complémentaires"
Face au risque d'influenza aviaire, la DRAAF renforce son arsenal sanitaire. Le Maine-et-Loire est désormais entièrement placé en…
Laurent Lelore, président de Solaal Pays de la Loire, et derrière lui François Beaupère, trésorier, lors d'une matinée des partenaires au Jardin de cocagne angevin, à Saint-Barthélémy d'Anjou, le 25 septembre.
Solaal a toujours besoin de dons 
Face à l'augmentation des besoins d'aide alimentaire, Solaal Pays de la Loire cherche à renforcer sa mission de mise en relation…
"Un coup de massue"

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières

"Pour nous, c'est un coup de massue. Il y a l'OP mais il y a…

Anthony Daubert, président de l'OP Les 3 Rivières.
Savencia met fin à la relation commerciale avec l'OP Les 3 Rivières
Mardi 6 octobre, Savencia informait par courrier l'OP Les 3 Rivières de la fin de leur relation commerciale. 330…
Grillée depuis juin, cette parcelle de prairie va être resemée en méteil. En haut à droite, une parcelle entièrement re-semée il y a 10 jours et en dessous, une parcelle qui va recevoir un sur-semis. 
Des prairies grillées en octobre 

Au Gaec de la Libergère à Chemillé-en-Anjou (Melay), les dégâts sur les prairies entrainent d'importants surcoûts et suscitent…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois