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Rouget le ­braconnier : des agriculteurs sur scène

La 47ème saison du théâtre d'hiver de ­Daumeray débutera le samedi 21 janvier. Sur scène, des agriculteurs bénévoles donnent la réplique.

La base de jeu et la mise en scène par Jules Davy se transmettent de génération en génération.
La base de jeu et la mise en scène par Jules Davy se transmettent de génération en génération.
© théâtre de Rouget le braconnier

Rouget le braconnier, c'est l'histoire de Louis Rouget, fils de paysan et habitant de ­Daumeray au  milieu du 19ème siècle. Alors qu'il vit dans une pauvreté extrême, ce père de famille braconne pour survivre. Pris sur le fait par les autorités, il blesse le gendarme ­Javelle alors qu'il s'enfuit. Poursuivi, il se réfugie alors dans la forêt où il réussit à survivre, avec l'aide des habitants de la région pendant près de 2 ans. Rattrapé par la justice, celui qui défraye alors la chronique est envoyé, en 1857, dans un bagne de Guyane. Depuis, ­Rouget le braconnier est devenu une figure incontestée du Haut-­Anjou. Son histoire, plusieurs fois adaptée en livres et en films, continue de passionner les habitants de ­Daumeray et a particulièrement retenu l'attention de Jules Davy, instituteur du village dans les années 70 qui l'adapte en pièce de théâtre. La première a lieu en 1971 et depuis, tous les ans, les habitants de Daumeray se retrouvent pour rejouer l'histoire de ­Rouget.
« La pièce a été écrite pour l'école primaire privée Notre-Dame, précise Dominique Davy, membre actif de la troupe et fils de Jules Davy. Depuis le début de l'aventure, les recettes de la saison servent au financement de cette école de Daumeray et au remboursement des prêts que nous avons effectués pour améliorer les infrastructures. » Parmi les 110 bénévoles, il est donc tout à fait normal de retrouver des parents d'élèves du village, mais bon nombre de ces bénévoles sont aussi des agriculteurs. « L'agriculture occupe une place importante à ­Daumeray, continue ­Dominique Davy. Dans les années 70, la majorité des parents d'élèves étaient des agriculteurs. C'est même pour ça que la pièce n'est jouée traditionnellement qu'en hiver. »

 

Plus d'informations dans l'Anjou agricole du 6 janvier 2017.

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