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Agronomie
Roulage avant semis de maïs dans la luzerne

A Pruillé (Longuenée-en-Anjou), Samuel Aubert cherche à concilier agriculture biologique avec agriculture de conservation des sols. Il a effectué un essai de roulage de couvert la semaine passée pour préparer un semis de maïs.

« Je prends des bouillons, surtout en cultures de printemps, mais j’espère bien y arriver ! ». Eleveur de vaches laitières avec sa femme au Gaec des Deux Marronniers, Samuel Aubert est passé en bio depuis peu. Auparavant, il avait cessé le labour depuis 20 ans et travaillait en techniques culturales simplifiées. Il a longtemps  pratiqué le semis direct avec du désherbage au glyphosate, avec succès. Avec le passage en bio, la destruction chimique des couverts lui étant désormais interdite, l’éleveur est à la recherche d’alternatives. Pas question pour lui de revenir au labour. Alors il avance pas à pas, se formant au sein d’un groupe de progrès SDSCV de la Chambre d’agriculture des Pays de la Loire (Semis direct sous couvert vivant). « C’est très stimulant d’être ensemble, on se dit nos points forts, nos points faibles », souligne Samuel Aubert
La semaine dernière, il a réalisé un passage de rouleau Faca, attelé à l’avant du tracteur, dans une parcelle de 3 ha de luzerne. à l’arrière du tracteur, un strip till, outil de travail du sol localisé, venait creuser une ouverture pour le semis de maïs.

« Le rouleau Faca vient non pas arracher l’herbe, mais la coucher et la mastiquer, afin de l’affaiblir, pour qu’elle meure d’elle-même », explique Samuel Aubert.
© AA


La luzerne en paillage au sol
L’agriculteur n’est équipé ni en rouleau ni en strip till, aucune Cuma dans son secteur n’en possède pour l’instant et il ne peut envisager d’investir seul. Il a donc emprunté ces matériels à un autre membre du groupe de progrès pour mener à bien son essai. « Le rouleau Faca vient non pas arracher l’herbe, mais la coucher et la mastiquer, afin de l’affaiblir, pour qu’elle meure d’elle-même », décrit-il. La luzerne restera au sol pour servir de paillage afin de lutter contre les adventices à la levée et nourrir le sol.
« Je suis en bio, je prends un peu plus de risques. C’est un choix assumé, explique l’agriculteur. Au départ je voulais semer en direct dans le couvert et puis je me suis dit qu’un passage de rouleau et de strip till permettrait d’améliorer la culture de maïs ». L’enjeu est d’arriver à faire cohabiter couvert et maïs sur la parcelle sans que le premier ne domine : « l’an dernier, j’ai pris un bouillon sur une parcelle de trèfle en semant en direct. Le maïs était bien parti, puis il s’est bloqué au stade 7-8 feuilles. Le trèfle a pris le dessus. »
Passer le strip till va permettre de réchauffer la ligne de semis. Celui-ci qui devait se faire quelques jours après. L’agriculteur y sème un maïs de variété population, qu’il va irriguer dans la foulée.
S.H

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