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Élevage
Sanitaire : le GDS maintient la vigilance

L’année a été marquée par le retour de la tuberculose bovine, véhiculée par un animal importé du Sud-Ouest.

Le premier budget du GDS concerne la BVD. Les contacts en pâture et les achats d’animaux sont facteurs de risques.
Le premier budget du GDS concerne la BVD. Les contacts en pâture et les achats d’animaux sont facteurs de risques.
© AA

Un cas de tuberculose bovine a été détecté cette année dans un élevage de Maine-et-Loire, dont l’ensemble du cheptel a dû être abattu. L’animal qui a véhiculé la maladie venait d’un élevage des Pyrénées-Atlantiques. Face à la recrudescence de cas en France, où un certain nombre de départements sont classés à risque, le GDS recommande un renforcement des précautions et préconise que les bovins provenant de ces départements soient contrôlés. “L’enjeu est important, la France pourrait perdre son statut de pays officiellement indemne de tuberculose bovine car le nombre d’élevages infectés par an est proche du seuil critique”, a rappelé Jean-Claude Coste, le président du GDS, lors de l’assemblée générale qui s’est tenue le 4 octobre à Angers.

BVD et paratuberculose en tête
Les deux maladies auxquelles le GDS consacre les plus gros budgets restent toujours, dans l’ordre, la BVD (maladie des muqueuses) et la paratuberculose. Pour la BVD, le GDS espère qu’un logiciel pourra bientôt permettre de connaître le statut des bovins garantis non Ipi (Infectés permanents immunotolérants) en cas d’échanges d’animaux. Mais, dans un contexte de cheptels de plus en plus grands, la conduite d’élevage continue à tenir un rôle déterminant, rappelle l’organisme.
En matière de  paratuberculose, le nombre de bovins touchés se stabilise mais reste important. Des espoirs se fondent sur des études en cours avec les GDS du Grand Ouest pour détecter des bovins super-excréteurs du bacille paratuberculeux, études prolongées aujourd’hui par des recherches en génomique (lire ci-dessous). Présent lors de l’assemblée générale, le président de GDS France, Michel Combe, a indiqué que la structure nationale participerait à ce projet. Mais il ne faut pas attendre des applications concrètes avant au moins trois ou quatre ans.
Sur le front des autres maladies, à noter que la situation reste favorable  pour l’IBR, le pourcentage d’élevage qualifiés indemnes progressant dans le département (73 % pour l’ensemble des élevages et 85 % chez les adhérents GDS). Toutefois, des résultats positifs sont apparus cet hiver dans des élevages jusque-là indemnes, une situation due à l’utilisation de nouveaux réactifs en France, plus sensibles, a expliqué le GDS. Quant à la FCO, elle est à ce jour absente dans l’Hexagone.

Budget : retour à l’équilibre
Sur l’exercice 2010-2011, la structure GDS a été déficitaire de 43 000 € pour sa section bovine. Le budget présenté pour le prochain exercice marque un retour à l’équilibre, basé sur l’hypothèse d’une stabilité du nombre de bovins inscrits. L’ensemble des cotisations des éleveurs de bovins devrait s’élever à 1 034 000 €, soit 47 000 € de plus qu’en 2010. La cotisation est portée à 2,99 € par bovin (+ 8 cts).
Le GDS réfléchit enfin à faire évoluer ses structures. Alors que certains GDS locaux ne comptent plus que deux à trois éleveurs, on s’oriente vers un nouveau découpage, à l’échelle cantonale ou inter-cantonale. Une manière, espèrent les responsables du GDS, de réaffirmer le rôle des élus et de renforcer les échanges et l’animation collective auprès des éleveurs.

S.H.

Santé animale

LES APPORTS DE LA GÉNOMIQUE

“La révolution en cours dans le domaine de la génomique offre de nouvelles perspectives en termes de santé animale”, a expliqué Jean-Michel Roguet, directeur adjoint de Génoé, lors de l’assemblée générale du GDS. Des techniques permettront de sélectionner des animaux résistants aux maladies ou au contraire d’éliminer des animaux très sensibles.
Un gène de résistance à la tremblante ovine a été identifié. Des travaux sont en cours sur l’identification de régions chromosomiques associées à la paratuberculose. 
La génomique permet aussi d’éliminer des tares génétiques. En race rouge des prés, par exemple, le gène tourneur a été identifié et un test doit être prochainement disponible pour les éleveurs qui pourront trier leurs animaux. En race à lait, “grâce au service de génotypage femelle Génime créé sur la zone Créavia, il est possible de réduire par exemple le risque de mammites et cellules et de diminuer sensiblement les coûts liés à une mauvaise santé des vaches laitières”, a également souligné Jean-Michel Roguet.

S.H.
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