Aller au contenu principal

Gestion des risques
S'assurer c'est bien, être couvert c'est mieux

Les responsables professionnels ont passé à la loupe les contrats assurances récoltes actuellement proposés.

Avec une volatilité croissante des prix et un désengagement des pouvoirs publics du système des calamités, les outils de gestion des aléas vont devenir demain des outils indispensables. Récemment une réforme du mécanisme de la DPA (voir encadré) a été faite mais comporte des imperfections. Aussi, pour travailler sur les dispositifs de gestion des risques agricoles, la FRSEA a décidé de mettre en place une commission régionale spécifique. La première rencontre, mardi dernier, a permis de dresser un bilan des contrats assurance multirisques climatiques. Pour rappel, suite au bilan de santé de la Pac, les pouvoirs publics ont proposé une prise en charge partielle des cotisations d'assurance éligibles sous forme de subvention à hauteur de 65 %, financée pour une bonne partie par un prélèvement sur les aides agricoles.

Des améliorations à apporter
Depuis, les compagnies d'assurance ont décliné le dispositif localement en proposant des modalités commerciales propres, auxquelles ont adhéré nombre d'exploitations. Cet engouement s’est révélé de courte durée, puisque, outre l'arrêt de souscription de contrat précoce par certains assureurs en 2011, plusieurs désaccords d'expertise entre les parties sont avérés. De plus, des problèmes de transmission à la DDTM du formulaire de déclaration de contrat ont été constatés. Sur ce point, les responsables de la FRSEA insistent pour que la règle change et que les assureurs se chargent de faire le lien direct avec la DDTM. Ils demandent également que la subvention ne soit plus un argument de vente de la part des assureurs.

Romain Devaux

Déduction pour aléas (DPA)

Un outil intéressant mais encore imparfait

Les exploitants agricoles sont autorisés à déduire de leur résultat d’exercice une somme qui sera placée sur un compte spécifique et pourra être réintroduite en cas d’aléa ; c’est le mécanisme de la DPA. Le mécanisme est jugé complexe car conditionné à la souscription de plusieurs assurances (une assurance globale pour l’exploitation et une assurance spécifique aux productions de cultures). Les responsables de la FRSEA vont travailler sur cette question et demander aux assureurs de proposer un contrat global, plus simple, permettant d’activer plus facilement le dispositif DPA.

Réaction de Jean-Marc lézé, Président de la Commission Gestion des Risques

“Assurance récolte :  un outil de protection qu'il faut avant tout raisonner”

“Depuis 2009, les grandes cultures sont exclues du Fonds de calamités agricoles. Dans un contexte où les conditions climatiques sont plus qu'incertaines, l'assurance récolte reste alors un des rares moyens de couvrir les risques sur cultures. Faut-il encore que les produits proposés soient clairs et suffisamment explicites pour que chacun, sur son exploitation, ait une analyse fine du facteur risque et de l'intérêt de souscrire un contrat. A contrario, l'assurance récolte ne peut évidemment pas se raisonner que par le simple retour du montant de cotisation. C'est bel et bien un outil de protection qu'il faut avant tout raisonner.
La profession sera force de proposition pour que les modèles de contrats proposés répondent au mieux aux caractéristiques des exploitations. "

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois