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Interview
« Se regrouper, construire et se battre »

Nathalie Langereau, administratrice JA 49, produit des volailles et de la viande bovine au Louroux-Béconnais.

Pour Nathalie Langereau, « participer au syndicat permet d’éviter la sinistrose et l’isolement sur son exploitation ».
Pour Nathalie Langereau, « participer au syndicat permet d’éviter la sinistrose et l’isolement sur son exploitation ».
© AA

Associée en Gaec depuis 10 ans avec son père en production de volailles et viande bovine sur la commune du Louroux-Béconnais, Nathalie Langereau a été élue en mars dernier secrétaire générale adjointe de JA Maine-et-Loire.

Quand et comment êtes-vous entrée en contact avec le syndicalisme jeune ?
Nathalie Langereau : Depuis mon installation en 1997, chaque année mes collègues Jeunes agriculteurs du canton du Louroux-Béconnais m’invitaient à leur assemblée générale. Pendant quelques années je ne suis pas allée aux réunions. Une fois je me suis lancée alors que mon père était invité. J’ai été bien accueillie dans un groupe convivial et qui traitait de sujets m’intéressant. J’ai ensuite participé régulièrement aux réunions et aux manifestations du canton dont j’ai été la présidente pendant deux ans. Aujourd’hui je suis administratrice grâce aux encouragements de mon canton.

Pourquoi et comment vous êtes-vous engagée à Jeunes agriculteurs ?
L’engagement s’est fait naturellement. Je pense avoir un esprit revendicatif, et adhérer à un syndicat me semble indispensable avec un métier comme le nôtre. Les deux productions, volailles et viande bovine, ont concentré un nombre très important de crises : sanitaires, économiques, conjoncturelles depuis dix ans. Participer au syndicat permet d’éviter la sinistrose et l’isolement sur son exploitation. Seule, c’est sûr, il ne se passe rien. Le fait d’être en groupe est beaucoup plus constructif et combatif. On peut exercer une forme de lobbying sur les différentes OPA et ceux qui nous gouvernent.


Avez-vous un message à faire passer auprès des nouvelles générations de jeunes installés ?
Pour les jeunes qui s’installent, une rencontre et des discussions avec d’autres Jeunes agriculteurs de son canton qui ont les mêmes difficultés et tracas quotidiens est très bénéfique et cela n’est pas une perte de temps. À chaque réunion, tous les sujets sont abordés et l’information circule : les idées du canton sont écoutées et reprises au niveau départemental et même national grâce au réseau pyramidal de Jeunes agriculteurs.

Jeunes agriculteurs

Le réseau du canton de Saint-Florent-le-Vieil compte une dizaine de jeunes.
Une union au cœur des Mauges

Le réseau local Jeunes agriculteurs du canton de Saint-Florent-le-Vieil compte une dizaine de membres. Ces jeunes de 24 à 35 ans se réunissent régulièrement pour échanger de l’information, débattre sur des thèmes syndicaux, organiser des évènements festifs. Rencontre avec Roselyne Mahé, productrice de lait et lapins, présidente JA du canton.

Quel est votre activité sur le canton de Saint-Florent ?
Roselyne Mahé : Tous les ans, nous intervenons auprès d’une école primaire de Cholet, pour faire la promotion des produits laitiers. Nous faisons découvrir aux élèves toutes leurs qualités mais aussi leurs conditions de fabrication, de la production du lait à la ferme aux produits laitiers dans l’usine. JA se mobilise aussi auprès des jeunes en formation agricole en présentant le parcours à l’installation (étapes et démarches), en partageant l’expérience des jeunes installés sur le terrain. Dans le but de partager, de communiquer la richesse de leur métier auprès des professionnels et du grand public, nous avons accueilli les 19 et 20 août 2006, le Festival de la Terre à travers la thématique “Les Mauges, terre d’énergie”. Lors de l’assemblée générale annuelle de JA, nous essayons de faire passer des messages de façon humoristique avec cette année, notamment, la réalisation d’une petite saynète sur les documents administratifs qui a été bien appréciée du public. Plus récemment, le 13 avril, nous avons organisé un spectacle humoristique, avec Jérémy Bellanger, de La Boutouchère, jeune comique et depuis peu imitateur, âgé de 18 ans. Le spectacle a répandu la bonne humeur dans l’assemblée.

Pouvez-vous définir les objectifs de votre équipe cantonale ?
Nous souhaitons accueillir d’autres jeunes installés ou non installés sur le canton pour que les échanges et la dynamique du réseau perdurent. Nous avons également la volonté d’être actifs pour préparer la Finale nationale de labour en 2008 à La Daguenière.

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