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Lait
Se regrouper pour rééquilibrer le rapport de force avec Lactalis

L’assemblée générale de l’association des producteurs de Craon vendeurs au groupe Lactalis s’est tenue le 25 février.

Près de 250 éleveurs étaient présents pour assister à l’assemblée générale de l’association.
Près de 250 éleveurs étaient présents pour assister à l’assemblée générale de l’association.
© AA

“La production de lait est dynamique depuis l’automne, mais la demande mondiale en produits laitiers est telle que ça n’engorge ni le marché européen, ni le marché mondial. Rien ne laisse présager un retournement de tendance, la conjoncture devrait donc être favorable dans les mois à venir”, a expliqué Benoît Rouyer, du Cniel (Centre national interprofessionnel de l’économie laitière), lors de l’assemblée générale de l’association des producteurs de Craon vendeurs à Lactalis (section de l’APLBL, organisation de producteurs de lait reconnue par les pouvoirs publics).

Cependant, les signes ne sont pas aussi positifs en France qu’en Allemagne. En effet, le marché intérieur français ne fonctionne pas. Les hausses nécessaires sont bloquées par la grande distribution, phénomène qui n’existe pas en Allemagne. Conséquence immédiate, Patrice Guillou, directeur adjoint production chez Lactalis, a repoussé l’annonce du prix du lait de mars après la fin des négociations commerciales, qui se terminent le 28 février. Annonce pourtant très attendue par l’assemblée. “En France, une entreprise qui n’exporterait pas, serait dans une situation très difficile. La guerre des prix que se font les distributeurs est destructrice de valeur et emmène tout le monde dans un mur”, conclut Benoît Rouyer. Pour Léandre Georget, président de l’association des producteurs de Craon, “on a affaibli le monde agricole depuis plusieurs années, aujourd’hui, ceux qui profitent de la conjoncture favorable doivent redonner des perspectives aux producteurs”.

Travailler sur la gestion des volumes

En prévision de la fin des quotas, les producteurs vont travailler avec Lactalis sur la gestion des volumes. “La pire des choses serait de laisser l’entreprise répondre seule aux demandes individuelles. Tel est l’enjeu pour rester maître de notre avenir. Si nous voulons mieux négocier avec l’entreprise, nous devons obtenir la confiance des producteurs. C’est leur adhésion qui nous garantira de pouvoir influer sur les choix qui nous concernent tous”, a rappelé Frédéric Lachambre, président de l’APLBL.


Aurélien TENÈZE
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