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Sécheresse 2005

Chaque exploitation retenue recevra en moyenne 3 000 euros d'indemnités aux titre des calamités sécheresse 2005

Les prairies de l'exploitation de Dominique Colineau ont été touchées à 45 % par la sécheresse
Les prairies de l'exploitation de Dominique Colineau ont été touchées à 45 % par la sécheresse
© AA
Indemnités sécheresse
« Pour aider à finir l’année »

« Les deux années qu’on vient de vivre nous ont coûté cher ». Le constat de Dominique Colineau est sans appel : baisse des récoltes, manque de stock de fourrage, prairies à refaire… Aussi, quand il a reçu le courrier lui précisant qu’il recevrait prochainement le versement des calamités sécheresse pour 2005, l’éleveur laitier a poussé un « ouf » de soulagement. « Ca tombe bien », dit-il. Après deux années de sécheresse, les comptes du gaec, situé à Cossé d’Anjou, sont plutôt tendus. « Il a fallu refaire certaines pâtures », explique l’éleveur. Il y a une quinzaine d’années, le gaec a opté pour un système herbager (37 des 57 hectares de SFP), « pour nourrir les animaux à moindre frais ». mais cette organisation n’a pas suffi. « Il a fallu racheter du stock car la sole maïs qui avait été augmentée pour compenser le déficit a fait les frais de la sécheresse 2006. D’habitude, on a six mois d’affouragement en vert. En 2006, on est à 4 mois environ. On a bien adapté l’alimentation des génisses, mais il a fallu quand même ouvrir les silos plus tôt ». Autant dire que le manque à gagner s’est cruellement fait sentir et que cette aide, même si elle ne couvre pas toutes les pertes, vient à point nommé. « Ces deux années représentent un gros manque qui a entamé les fonds propres de l’exploitation », estime l’éleveur. Le gaec, qui a été mis aux normes, est « heureusement » régime de croisière, estime l’éleveur. Mais devant une telle situation, pour tenir en trésorerie, « il n’a pas d’autre solution que de ss serrer la ceinture, c’eest-à-dire réduire les prélèvements personnels », indique Dominique Colineau.

mlr



Cette indemnité sécheresse vient aussi soulager la trésorerie de l’exploitation alors que « depuis neuf mois, le prix du lait est à la baisse ». L’ADL est désormais compris dans les DPU qui ne devaient, au départ, être réglé aux agriculteurs que le 1edécembre. On sait maintenant que, grâce à la demande formulée au mois de mai par la de la FDSEA, un acompte de DPU a été versé le 16 octobre prochain. « Avec l’exonération de 20 % sur la TFNB et le remboursement sur la TIPP, ça va nous aider à finir l’année ».

10 millions d'euros

en accompagnement de la procédure calamités de 5,6 millions d'euros, un dégrèvement de la taxe sur le foncier non bâti (TNFB) a été obtenu à hauteur de 4 millions d'euros

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