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Jeunes agriculteurs
S’épanouir dans le métier d’éleveur

Anthony et Julie Audusseau sont tous deux passionnés par l'agriculture. Lui est installé depuis juillet 2016 et elle depuis janvier 2021. À Champtocé-sur-Loire, ils élèvent des charolaises et des volailles.

Devenir éleveurs. Cela a toujours été une évidence pour Anthony et Julie Audusseau. Tous deux ont fait des études dans ce domaine. C’est sur l’exploitation de l’oncle et de la tante de la jeune femme, Jean-Pierre Jamin et sa sœur Micheline Jamin que le jeune couple a pu voir aboutir son rêve.
Anthony Audusseau a été le premier à s’installer. Il a rejoint le Gaec en juillet 2016 après un an de stage de parrainage. « Nous avons été associés pendant 4 ans. Jean-Pierre est parti en retraite en 2019. » Sa sœur l’a suivi en 2021 et est encore salariée à temps partiel sur l’exploitation. C’est Julie Audusseau qui a pris sa place au sein du Gaec. Pour que son projet d’installation aboutisse, le Gaec a créé un atelier de volailles. « Au départ,  je voulais juste m’installer avec le troupeau de charolaises mais la banque n’a pas voulu suivre... », précise la jeune femme.  
Aujourd’hui, au sein du Gaec, les rôles sont bien définis. Chacun gère sa production. Anthony Audusseau conduit le troupeau de 106 charolaises dans un système naisseur engraisseur. Julie Audusseau, elle, s’occupe du bâtiment de 1 200 m2. Y sont élevés des poulets de chair ou des pintades.
 

Baisse du cheptel allaitant
Quand Anthony Audusseau a rejoint la ferme, le troupeau comptait 70 vaches. « Nous sommes montés jusqu’à 125 vaches. Maintenant, nous cherchons à baisser le cheptel comme nous ne serons bientôt plus que 2. » Le but est d’atteindre 90 vêlages par an. Autre changement opéré depuis son installation : la suppression du maïs ensilage. « Nous avions des rendements très insuffisants. Ils pouvaient aller de 8 à 12 tMS maximum... » à la place, le Gaec a opté  pour de l’enrubannage d’herbe. « Ma ration est plus riche en matière azotée mais moins en protéine. » Cette dernière est apportée grâce à des mélanges de céréales : de l’orge et du triticale. Cette stratégie lui a permis de simplifier l’assolement. La rotation : une céréale, une prairie puis à nouveau une céréale. « L’implantation d’une prairie pour une durée de 5 ans me coûte bien moins cher qu’un maïs que je sème tous les ans », constate l’agriculteur. Comme l’enrubannage d’herbe est plus riche en matière azotée, le Gaec a pu réduire ses achats en correcteur azoté. Ce changement de ration a permis d’économiser 3 700 €/an pour l’engraissement des jeunes bovins et des femelles. « La ration d’engraissement avec l’ensilage maïs coûtait 2,20 €/vache/jour. Aujourd’hui, elle est d’environ 1,70 € », complète l’agriculteur.

Julie Audusseau ne regrette pas d’avoir diversifié les productions du Gaec. « Cela complète notre revenu. Et j’aime beaucoup la conduite d’élevage des volailles. » Le Gaec travaille avec LDC. L’agricultrice apprécie particulièrement les démarrages de lot - « un travail minutieux » - et la souplesse que l’atelier apporte. « Je peux me libérer facilement si besoin pour l’organisation de la vie de famille », explique l’éleveuse. Les 2 associés envisagent d’élever prochainement des cailles. « Notre bâtiment a les aménagements. Nous montons notre dossier pour le soumettre en enquête publique... »
Avec tous ces projets, pas facile de se dégager du temps libre... Les 2 éleveurs envisagent d’embaucher un salarié à temps partiel « quand ma tante sera complètement à la retraite », complète la jeune éleveuse. « Nous allons aussi regrouper les vêlages. » Le but étant de se libérer du temps de mai jusqu’au 15 août « pour la période de fenaison », précise le jeune agriculteur.

 

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