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Sitôt formés, sitôt embauchés

L’offre de formation est importante et variée dans le département, mais parvient à peine aujourd’hui à satisfaire les demandes des employeurs.

© MFR Chemillé

« Entre la mécanique auto et l’agricole, je ne mets personne chez Pôle Emploi ! », résume Anatole Micheaud, le directeur de la MFR la Rousselière, de Montreuil Bellay. Le Bac Pro CGEA Dominante cultures, qui forme à la conduite et l’entretien de machines agricoles, attire de nombreux jeunes (31 cette année en 2de, dont 2 apprentis), qui n’ont aucun mal à trouver des débouchés. La preuve, 80 % d’entre eux se tournent vers l’emploi, dès le bac en poche :  « il y a tellement de demandes que beaucoup préfèrent ne pas continuer en BTS ou CS », explique Anatole Micheaud.  Dans un contexte d’emploi très porteur, et pour désengorger ses classes de Bac pro CGEA Dominantes cultures, l’établissement espère pouvoir ouvrir, d’ici un ou 2 ans, un Bac pro Agroéquipement, comme il en existe à Chemillé.
Les salaires peuvent être attractifs pour les jeunes, souligne Anatole Micheaud, « avec des embauches supérieures au Smic pour les Bac pro et parfois supérieures à 1 500 euros net/ mois pour les titulaires de CS, qui ont la double compétence cultures et mécanique, qui sont capables d’entretenir le parc de matériel tout l’hiver ».


En exploitations, en Cuma et ETA
A la MFR de Chemillé, le Bac Pro agro-équipement rencontre l’engouement des jeunes, avec 87 inscrits cette année, sur les 3 années confondues (un tiers sont apprentis). Un tiers poursuivent en BTS (Acse, GDEA ou MMA). Les autres se tournent directement vers l’emploi, comme chauffeurs-mécaniciens dans des exploitations sociétaires (entre 60 et 70 %) ou en Cuma ou ETA, avec un taux d’embauche de 95 % dans les 6 mois, et « un fort taux d’employabilité en cdi et dans l’agro-équipement à échéance de 3 ans », précise Yann Henry, directeur de la MFR.  à noter que la MFR de Chemillé forme aussi des adultes, à travers le CQP Conducteur d’engins de la Chambre régionale d’agriculture (Efea).
A l’Institut rural des Mauges de  Beaupréau, qui forme depuis 3 ans une dizaine de jeunes en BTS GDEA (Génie des équipements agricoles) en partenariat avec le Pinier Neuf, il arrive fréquemment que certains  soient embauchés par les Cuma et ETA avant même d’avoir bouclé leur formation !
L’ouverture d’un BTS TSMA (Techniques et services en matériels agricoles), à la rentrée de septembre 2021 au Lycée des métiers du Pinier Neuf (Beaupréau), va venir étoffer l’offre de formation sur le territoire.  « Nous pourrons accueillir 12 apprentis, qui iront pour la plupart travailler en concessions agricoles », précise Eric Gascoin, directeur adjoint du Centre de  formation.


Des parcours très variés
« Le secteur est très tendu au niveau de la main-d’œuvre », constate lui aussi Laurent Manceau, directeur de la formation professionnelle au Lycée des métiers de Narcé, à Brain-sur-l’Authion. Ce lycée accueille 191 jeunes en formation Bac pro Maintenance des matériels agricoles (MMA) sous statut lycéens ou d’apprentis, mais aussi 76 apprentis en BTS TSMA* et 12 adultes en CQP Technicien en matériels agricoles. « Qu’ils aient suivi l’une ou l’autre des formations, aucun des élèves et apprentis ne reste sans emploi après sa formation. Les débouchés professionnels sont variés, de chauffeurs en Cuma/ETA,  mécaniciens/techniciens en concession à inspecteur technique chez un constructeur de matériels agricoles. »
Pour les élèves qui choisissent de travailler dès l’obtention du Bac pro, le taux d’insertion professionnelle est très élevé : 87 % à ce jour pour les sortants de juin 2020. Ce taux est de 80 % pour les BTS et de 85 % pour les CQP. On remarque aussi que de plus en plus de jeunes s’orientent vers une licence professionnelle après leur BTS.
« La formation c’est tout au long de la vie. Le lycée accueille des personnes aux parcours très variés et s’adapte à la demande. Ainsi il est fréquent de voir des adultes intégrés dans les formations présentées précédemment dans le cadre de la formation continue proposé par le GRETA 49 », souligne Laurent Manceau.
S.H.

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