Aller au contenu principal

DOUX
Sofiprotéol propose une nouvelle offre coordonnée

Le Tribunal de Quimper devrait faire connaître aujourd’hui le nom du repreneur du groupe avicole.

© AA
Réduire le volume de poulet congelé exporté et augmenter celui du poulet frais commercialisé en Europe. Tel est un des principaux aspects de la nouvelle offre faite par les entreprises participant au plan de reprise coordonnée par Sofiprotéol. L'offre a été transmise à l'administrateur judiciaire le 24 juillet, comme l'ensemble des autres offres. Cette proposition implique la reprise directe de 2 707 personnes du groupe Doux auxquelles s'ajoutent 371 personnes devenant prioritaires dans les offres d'embauche des repreneurs. Les salariés non repris seraient donc ramenés de 1 550 à environ 1 000 emplois. Vis-à-vis des éleveurs, l'offre reprend les stocks de vifs à la société Doux Élevage.

Paiement des créances
Selon un communiqué de Sofiprotéol, “cette reprise de stocks devrait permettre à l'administrateur judiciaire de rembourser la totalité des créances des éleveurs. Sur chacun des sites repris, l'offre coordonnée prévoit la mise en place de contrats avec les éleveurs concernés. Sur les sites non repris, l'offre coordonnée prévoit également de nouveaux contrats avec les éleveurs”. En ce qui concerne le poulet congelé exporté, le volume potentiel passerait de 240 000 tonnes aujourd'hui à 200 000 tonnes à terme, soit une réduction de 1 million de poulets par semaine au profit du marché intérieur. La stratégie tient notamment compte du risque de disparition des subventions à l'export payées aujourd'hui par l'Union européenne et du fait que la France importe 40 % de sa consommation.

Revirement des producteurs de l’AEFDB en faveur de Sofiprotéol
Par ailleurs, le président de l’Association des éleveurs fournisseurs du groupe Doux en Bretagne (AEFDB) a fait savoir, le 25 juillet qu’il soutient désormais l’offre conjointe de reprise du groupe Doux par Sofiprotéol. La nouvelle offre des entreprises rassemblée par Sofiprotéol “affiche (...) plus clairement une volonté de préserver les éleveurs”. Notamment en mettant “en avant une solution qui doit permettre à l’administrateur judiciaire de rembourser, en priorité, la totalité des créances détenues par les éleveurs”.

Une proposition pour l'usine de Quimper
Une partie des membres de l'offre coordonnée sur Doux, pilotée par Sofiprotéol, prépare une proposition de reprise qui concerne l'usine de Quimper. Faute de reprise de l'usine de Quimper, cette marque pourrait échapper à l'offre coordonnée et en particulier à Terrena qui s'est porté candidat à l'activité Père Dodu. Pour les repreneurs, une des difficultés est aussi d'intégrer les effets de la hausse des coûts de production (aliment du bétail) due à la forte augmentation des cours actuels de grandes cultures.

Une offre pérenne
Le Tribunal de Quimper devrait rendre sa décision ce vendredi. Quelle qu’elle soit, Dominique Barrau, secrétaire général de la FNSEA, est formel : “Il faut une offre pérenne : c’est ce qu’attendent les producteurs. Certains ont des investissements non amortis, d’autres viennent de s’installer. Les repreneurs qui seront nommés seront, de toute façon, les bons. Nous ne discuterons pas la décision judiciaire”.
AGRAPRESSE - ACTUAGRI

Message aux éleveurs de volailles

Le Tribunal de commerce de Quimper va juger vendredi prochain des différentes offres de reprise ou de continuation du Groupe Doux. Les différents éléments dont la presse s’est fait écho depuis hier, nous donnent un éclairage pour apprécier ces différentes offres. À ce stade des annonces faites, nous n’avons que peu d’éléments sur le projet de continuation qu’aurait présenté Charles Doux. Il proposerait aux éleveurs un règlement de 50 % de leurs créances en septembre et d’entrer au capital pour le solde.
Parmi les autres propositions, l’offre indivisible coordonnée par Sofiprotéol affiche une volonté de préserver les éleveurs, de consolider la filière avicole, tant sur le maintien d’une capacité exportatrice, que la reconquête du marché intérieur en produits frais et produits transformés. Elle propose un volet agricole qui nous semble apporter des réponses aux inquiétudes soulevées par les éleveurs depuis le 1er juin.
Ainsi, les différents opérateurs coordonnés par Sofiprotéol, proposent avec un vrai volet agricole, une solution qui doit permettre à l’administrateur judiciaire de rembourser, en priorité, la totalité des créances détenues par les éleveurs.
Par ailleurs, les éleveurs auront l’assurance d’une poursuite d’activité qui sera rendue possible par la complémentarité des offres.
Cela répond aux demandes exprimées maintes fois par la FNSEA/JA/CFA et offre de réelles perspectives pour l’avenir des éleveurs et de la filière.

Pour la CFA, Isabelle Leballeur
Pour la FNSEA, JOËL LIMOUZIN
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Sylvain et Coralie Morfoise élèvent des vaches laitières à Segré-en-Anjou Bleu (Saint-Sauveur de Flée), dans un système pâturant. 
Un élevage familial à découvrir avec JA

Le dimanche 14 juin, le Gaec Morfoise accueillera la 6ème édition de l'événement Fermes en fête*, organisé par Jeunes…

Joël Chenuau dispose d'une réserve tampon pour l'irrigation de ses cultures.
Aubance : la gestion collective volontaire se met en place
37 exploitations situées dans le bassin versant de l'Aubance se lancent cette année dans la gestion collective de l'irrigation. L…
Sur le volet investissements, les types de projets éligibles sont : rénovation de réseaux d'irrigation, création de réserves, stockage d'eau ou encore réutilisation d'eaux usées traitées à des fins agricoles.
Le Fonds hydraulique agricole 2026 se déploie en Pays de la Loire
Le Fonds hydraulique agricole vise à accompagner la mise en œuvre de projets favorisant l'accès à l'eau pour les exploitations…
François Becquet conduit un double troupeau de cervidés (35 mères) et de bovins à l'engraissement (110 animaux à l'herbe ) sur une SAU de 90 ha. Il emploie six salariés pour la transformation au labo et la commercialisation de la viande sur l'exploitation et les marchés de producteurs de Verrières-en-Anjou et la ferme angevine. 
Il s'est formé pour repérer les signes
D'un système engraisseur pur, François Becquet fait naître aujourd'hui une vingtaine de veaux sur son exploitation, à Baugé-en-…
Gilles Paré, agriculteur à Beaufort-en-Anjou, a implanté une bande fleurie d'une quinzaine d'espèces en bordure d'une de ses parcelles.
Vertus d'une bande fleurie

Gilles Paré, agriculteur à Beaufort en Anjou, a semé une bande enherbée le long d'une de ses parcelles. Une mise en place qui…

Jean Luc Mary apprécie aussi bien la production que la vinification ou le commerce du vin. Au 22 mai, la vigne commence à fleurir à Saumur.
"Je m'arrête sans connaître 
le montant de ma retraite"
Viticulteur à Saumur, Jean-Luc Mary prendra sa retraite le 1er août. Il  bénéficiera de la revalorisation liée à la prise en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois