Solidarité
Solaal a toujours besoin de dons
Face à l'augmentation des besoins d'aide alimentaire, Solaal Pays de la Loire cherche à renforcer sa mission de mise en relation des producteurs et les associations.
"Il y a un gros enjeu à sensibiliser les producteurs au don, car le besoin n'a jamais été aussi important", souligne Laurent Lelore, qui a succédé à Jérémy Guémas cet été à la présidence de Solaal Pays de la Loire.
Côté production, "il y a énormément de gaspillage alimentaire avant même que le consommateur y ait accès", rappelle Augustine Derly, chargée de mission Solaal Pays de la Loire. 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées ou méthanisées chaque année en France. L'objectif de l'association est de "réaiguiller" une partie de cette nourriture vers de l'aide de première nécessité à destination des plus précaires. Son action vise aussi à rééquilibrer le panier type distribué dans le cadre de l'aide alimentaire, grâce à l'apport de fruits et légumes, de lait et produits laitiers.
Une belle opération Lait du coeur
Les dons à Solaal Pays de la Loire ont plus que doublé cette année, passant de 191 585 kg sur l'année 2025 à, déjà, 400 491 kg sur la période du 1er janvier au 20 septembre 2026. Une croissance qui s'explique surtout par le succès de l'opération Lait du coeur, menée avec la laiterie LSDH, et qui a permis de récupérer 257 900 l de lait.
Des volumes en hausse cet été
Comment la météo de cet été a-t-elle influé sur les dons ? Le volume de production donné n'a pas diminué, bien au contraire (59 000 kg contre 54 000 l'été précédent). La sécheresse et les canicules ont certes fait chuter la production, mais les producteurs ont été confrontés à de nombreux refus d'agréage de leur marchandise, même si certains standards de commercialisation ont été revus à la baisse.
Cet été, la composition des dons diffère. Moins de donateurs en nombre, mais de plus gros donateurs. "En tomate par exemple, nous avons eu une explosion de la production et un manque de débouché commercial en face", explique Laurent Lelore. Les produits récupérés sont donc moins diversifiés.
Solaal Pays de la Loire, qui constate que beaucoup de production maraîchère invendue part encore au broyage, cherche des solutions pour sensibiliser les professionnels et aller récupérer ces légumes au champ. L'association souhaite, notamment, relancer la dynamique des glanages solidaires qui s'est essoufflée cette année.
La structure, qui emploie une salariée, travaille actuellement avec 69 donateurs, dont 36 nouveaux, et prospecte toujours les producteurs afin de les aider à acquérir le reflexe anti-gaspi.