Aller au contenu principal

Solidarité
Solaal a toujours besoin de dons 

Face à l'augmentation des besoins d'aide alimentaire, Solaal Pays de la Loire cherche à renforcer sa mission de mise en relation des producteurs et les associations.

Laurent Lelore, président de Solaal Pays de la Loire, et derrière lui François Beaupère, trésorier, lors d'une matinée des partenaires au Jardin de cocagne angevin, à Saint-Barthélémy d'Anjou, le 25 septembre.
Laurent Lelore, président de Solaal Pays de la Loire, et derrière lui François Beaupère, trésorier, lors d'une matinée des partenaires au Jardin de cocagne angevin, à Saint-Barthélémy d'Anjou, le 25 septembre.

"Il y a un gros enjeu à sensibiliser les producteurs au don, car le besoin n'a jamais été aussi important", souligne Laurent Lelore, qui a succédé à Jérémy Guémas cet été à la présidence de Solaal Pays de la Loire. 

Côté production, "il y a énormément de gaspillage alimentaire avant même que le consommateur y ait accès", rappelle Augustine Derly, chargée de mission Solaal Pays de la Loire. 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées ou méthanisées chaque année en France. L'objectif de l'association est de "réaiguiller" une partie de cette nourriture vers de l'aide de première nécessité à destination des plus précaires. Son action vise aussi à rééquilibrer le panier type distribué dans le cadre de l'aide alimentaire, grâce à l'apport de fruits et légumes, de lait et produits laitiers.

Une belle opération Lait du coeur

Les dons à Solaal Pays de la Loire ont plus que doublé cette année, passant de 191 585 kg sur l'année 2025 à, déjà, 400 491 kg sur la période du 1er janvier au 20 septembre 2026. Une croissance qui s'explique surtout par le succès de l'opération Lait du coeur, menée avec la laiterie LSDH, et qui a permis de récupérer 257 900 l de lait.  

Des volumes en hausse cet été

Comment la météo de cet été a-t-elle influé sur les dons ? Le volume de production donné n'a pas diminué, bien au contraire (59 000 kg contre 54 000 l'été précédent). La sécheresse et les canicules ont certes fait chuter la production, mais les producteurs ont été confrontés à de nombreux refus d'agréage de leur marchandise, même si certains standards de commercialisation ont été revus à la baisse.

Cet été, la composition des dons diffère. Moins de donateurs en nombre, mais de plus gros donateurs. "En tomate par exemple, nous avons eu une explosion de la production et un manque de débouché commercial en face", explique Laurent Lelore. Les produits récupérés sont donc moins diversifiés.

Solaal Pays de la Loire, qui constate que beaucoup de production maraîchère invendue part encore au broyage, cherche des solutions pour sensibiliser les professionnels et aller récupérer ces légumes au champ.  L'association souhaite, notamment, relancer la dynamique des glanages solidaires qui s'est essoufflée cette année. 

La structure, qui emploie une salariée, travaille actuellement avec 69 donateurs, dont 36 nouveaux, et prospecte toujours les producteurs afin de les aider à acquérir le reflexe anti-gaspi.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Anjou Agricole.

Les plus lus

Ces femmes et ces hommes qui croient en l'avenir de l'agriculture
Difficile de positiver après l'été 2026 que nous venons de traverser, et dont les conséquences s'étaleront probablement encore…
La ministre de l'Agriculture a visité la serre Maine du lycée du Fresne qui abrite la production de poinsettia et l'aspirateur à ravageurs. Auparavant, elle avait rencontré les élèves, dont la première promotion de bachelor, guidée par Sylvie Richard, directrice du lycée.
La ministre fait sa rentrée en Anjou
Le lycée du Fresne est l'un des 25 établissements de formation agricole à proposer le nouveau bachelor agro. La ministre de l…
Frédéric Sérusier, du CNPH-Piverdière, devant une haie replantée en Végétal local. Des classes de CM1-CM2 de La Ménitré ont participé à la plantation. 
Le végétal local,facteur de résilience 

Le CNPH-Piverdière, basé à La Ménitré, qui ouvre ses portes ce samedi 12 septembre, vient d'obtenir le label Végétal local.…

La Rouge des prés, le "couteau suisse" de l'élevage allaitant

Race allaitante en vedette au SPACE 2026 avec son concours national programmé le mardi 15 septembre après-midi, la Rouge des…

Le président, Marc-Henri Doyon, lors de l'inauguration du salon, mardi matin.
Comment planter demain?
Organisé à Angers tous les deux ans, le Salon du Végétal réunit les professionnels autour des enjeux de la filière, notamment…
Les poires sont pré-calibrées dans l'eau. Dès que 300 kg d'un même calibre sont rassemblés, les poires sont dirigées vers la sortie.
La Blottière dimensionne sa station pour la poire
Les vergers de la Blottière ont investi 21 millions d'€ pour transformer la station fruitière de Chemillé-en-Anjou en outil…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 205€/an
Liste à puce
Consulter l'édition du journal l'Anjou agricole au format papier et numérique
Accédez à tous les articles du site l'Anjou agricole
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter d'actualités
L’accès aux dossiers thématiques
Une revue Réussir spécialisée par mois