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SYNDICAL
Tenir un langage de vérité

La tournée régionale au plus près des préoccupations des agriculteurs

Parmi les cinq réunions prévues, celle de Segré a réuni plus de 100 personnes.
Parmi les cinq réunions prévues, celle de Segré a réuni plus de 100 personnes.
© AA

Parler d’avenir sans mentir, c’est la tonalité que la FDSEA a choisi de donner aux
ateliers supports des cinq réunions régionales qu’elle conduit cette semaine et la semaine prochaine.
Objectifs des ateliers : décliner la vision départementale du socle politique du congrès de la FNSEA adopté au congrès de Saint-Malo en mars dernier “Inscrire nos exploitations dans une croissance durable”.
Refusant de baisser les bras et de se résoudre au déclin de l’agriculture française, le
rapport voté dans la cité des corsaires propose huit thèmes pour opposer à la tentation de la décroissance, les ambitions et les conditions d’une croissance durable.
Mais comment les agriculteurs des différentes régions de Maine-et-Loire voient-ils les choses ? Que mettent-ils derrière les têtes de chapitre qui leur sont proposées, à savoir :
- l’agriculture et ses multiples gisements de croissance ;
- les nouveaux outils de gestion des risques ;
- le rôle des agriculteurs dans leur filière ;
- les conditions de la performance environnementale ;
- l’entreprise agricole de demain ;
- la responsabilité des agriculteurs employeurs ;
- le dynamisme des territoires ruraux ;
- le rôle du syndicalisme.

Définir les sujets prioritaires
Les 250 personnes ayant participé aux trois premières réunions du Segréen, des Mauges et du Baugeois n’étaient pas toutes à Saint-Malo et le premier temps d’appropriation des orientations nationales a permis de lancer la réflexion, pour ensuite débattre des préoccupations prioritaires des agriculteurs, proposer des actions principales  à mettre en œuvre pour s’inscrire dans cette vision de croissance durable.
Il est encore trop tôt pour tirer des conclusions de ces premiers ateliers dont la matière va être agrégée, analysée et débattue au plan départemental, mais les rendez-vous régionaux du Segréen, des Mauges et du Baugeois mettent en tête des sujets prioritaires pour donner des perspectives nouvelles aux entreprises : le rôle des producteurs dans leurs filières, la nécessité de saisir de nouveaux gisements de croissance, la nécessité de construire des outils de gestion des risques face à une plus grande instabilité. L’environnement et la dynamique des territoires ruraux semblent se tenir dans le quarté de tête, ces deux sujets oscillant dans l’expression des participants, entre la peur de l’excès de contrainte ou du grignotage des terres agricoles, et la nécessaire recherche d’équilibre avec ce qu’attendent les autres acteurs des territoires ruraux. Une expression forte s’exprime en tout cas autour de la reconnaissance des évolutions des pratiques agricoles engagées depuis près de vingt ans.
Ces rendez-vous en grande région avant les assemblées générales cantonales qui se tiendront sur décembre et janvier sont aussi l’occasion d’un tour d’actualité et de réponses aux préoccupations locales du moment.

Des enjeux territoriaux
À Segré, le sentiment de délitement de la politique des structures confrontée à des montages sociétaires légaux mais destructeurs face aux besoins pour la confortation ou l’installation est fortement ressorti. Autre sujet crucial du moment, la forte pression exercée sur certains producteurs de lait pour signer un contrat avec leur laiterie. Sur le sujet structure, le DDT sera ré-alerté très rapidement. Sur le sujet laitier, l’équipe départementale réaffirme son message : “Ne signez pas, vous êtes à ce jour mieux protégés dans votre relation avec votre laiterie qu’en signant le contrat inacceptable qui vous est proposé aujour-d’hui” (lire aussi en p. 9). Des réunions locales d’information vont être à nouveau programmées pour permettre aux producteurs de faire part de leurs inquiétudes et d’échanger avec leurs collègues sur l’attitude à adopter.
De façon plus forte dans les Mauges, ce sont les propositions de réforme de la Pac qui ont concentré le débat et les questions d’actualité. Les premières propositions connues inquiètent les régions d’élevages dits intensifs de l’Ouest. À l’évidence, la réforme de la Pac va très vite s’inviter dans les éléments prospectifs pour réussir la croissance durable des exploitations et des différents territoires agricoles de Maine-et-Loire.

P. Gélin
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