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Viticulture
Terra Hominis veut soutenir les vignerons du Val de Loire

La société Terra Hominis aide les vignerons à créer ou développer leur activité. Présente surtout dans le Sud de la France, elle cherche à se déployer en Val de Loire, en lien avec la Safer.

Ludovic Aventin, fondateur de Terra Hominis, lundi 13 septembre à Angers. Ancien caviste, passionné de vin et de rugby, il a fondé cette société en 2010.
© AA

« Ce qui fait la force de la viticulture française, c’est la diversité, les terroirs et les hommes. Nous sommes en train de perdre, de manière insidieuse, cette diversité. Mon but, c’est d’aider les vignerons à s’installer et à garder leur indépendance », explique Ludovic Aventin, le fondateur de Terra Hominis. Cette société, basée près de Béziers, emploie aujourd’hui 7 personnes. Elle est née en 2010 et a déjà permis de porter 39 projets, portés par 2 800 associés, sur un total de 179 hectares. Principalement en Languedoc Roussillon, en Occitanie, dans le Bordelais. Le principe : Terra Hominis étudie les projets des candidats, qu’ils soient des vignerons qui veulent conforter leur activité avec quelques hectares de plus, ou qui souhaitent s’installer. Elle acquiert les terres via un groupement foncier agricole (GFA), qu’elle revend ensuite à des associés, sous forme de parts sociales de 1 500 euros maximum chacune. Le nombre de parts par associé est limité volontairement à 3. Un projet peut se monter avec au maximum 150 associés. Le concept plaît, les demandes sont importantes, mais ne devient pas co-propriétaire de vigne qui veut. Terra Hominis exige une lettre de motivation. « Nous sommes à la recherche de gens en quête de sens, qui ne font pas cela pour le côté économique  », souligne Ludovic Aventin. Le vigneron, quant à lui, loue les terres aux associés, avec qui se tissent souvent des liens d’amitié.
Un des grands avantages pour le vigneron : la création d’un réseau. Outre l’accès au foncier, les associés qui investissent dans son domaine deviennent aussi des acheteurs, des ambassadeurs de son vin. Ils sont rémunérés en nature : une part sociale de 1 500 euros donne ainsi droit à 4,5 % de la valeur investie, soit 65 euros de vin par an.


L’aspect commercial facilité
« Cet aspect commercial est très important, c’est un pan énorme du travail lorsque l’on s’installe, or certains porteurs de projets ont tendance à ne voir que les aspects techniques du métier », souligne Candice de Gramont, conseillère à la Safer Pays de la Loire. Le soutien de Terra Hominis permet aussi d’obtenir plus facilement des prêts bancaires.
Terra Hominis cherche aujourd’hui à monter des projets en Val de Loire. « En Anjou, en Muscadet, le prix des terres est abordable, avec une valorisation du vin intéressante pour installer des jeunes », souligne Ludovic Aventin.

S.H.

 

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