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Rencontre
Tête à tête express avec Dominique Bussereau

Le ministre de l’agriculture Dominique Bussereau interpellé, lors de sa visite en Anjou, par une délégation FDSEA-JA.
Le ministre de l’agriculture Dominique Bussereau interpellé, lors de sa visite en Anjou, par une délégation FDSEA-JA.
© AA
Dominique Bussereau s’est rendu lundi dernier sur une exploitation agricole au Lion-d’Angers. C’est pourtant à la gare d’Angers qu’une délégation de la FDSEA et de JA est allée l’interpeller. Cette visite programmée dans le cadre de la campagne électorale de Nicolas Sarkozy l’obligeait à tenir un droit de réserve. Les syndicats en ont fait de même en ne participant pas à sa réunion électorale. Mais l’occasion était trop belle - le ministre de l’Agriculture à Angers - pour ne pas saisir l’opportunité de lui adresser des messages. En quinze minutes chrono, Jean-Marc Lézé et Alain Denieulle pour le bureau de la FDSEA, Michel Brossier pour la section bovine et Damien Bouhier pour JA 49, ont saisi le ministre sur l’incohérence et la surenchère des textes liés à la conditionnalité. Survolant le dossier remis par la FDSEA, il a répondu : « Je sais bien que c’est la manière dont vont être effectués les contrôles qui aura plus ou moins de conséquences, j’ai signé ce matin une note de services pour donner des consignes ».
« La superposition des textes et la façon dont sont rédigées les grilles de contrôle entretiennent une vraie inquiétude chez les agriculteurs 
», a insisté Alain Denieulle. Le plan bâtiment, où la file d’attente 2006 est loin d’être résorbée, est aussi exposé. « Au Space, vous aviez demandé  une prise en charge par la régions et les départements, constatez que les demandes sont loin d’être satisfaites », a remarqué Jean-Marc Lezé. « C’est des points clés pour conforter nos filières », a ajouté Michel Brossier.
Qu’en sera-t’il ensuite pour les éleveurs de porcs qui n’auront pas de financements pour s’adapter aux nouvelles normes Bien être?  Réforme de la Pac, simplification à l’extrême des dispositifs
agro-environnementals (MAET), focalisation des aides ovines sur des zones “ciblées”, législation autour des OGM, installation des jeunes : voici d’autres problématiques abordées de vive voix. Le ministre a promis d’y répondre, du moins par courrier.
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