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Thomas : 50 anset sur les bons rails

Installée depuis juillet dans un atelier flambant neuf de 4 000 m² au sein de la zone des Trois Routes, l'entreprise chemilloise Thomas Constructions Métalliques fête un demi-siècle d'existence. Portée par un trio d'associés, la PME muscle son outil de production au profit des mondes agricole et industriel.

Le 9 octobre dernier, près de 180 personnes - collaborateurs, partenaires et clients - s'étaient rassemblées au 1, impasse du Luxembourg, dans la zone industrielle des Trois Routes à Chemillé, pour inaugurer officiellement les bâtiments flambant neufs de Thomas Constructions Métalliques et célébrer le cinquantenaire de l'entreprise. Pour marquer cette continuité, le fondateur Joël Thomas était présent aux côtés de Gilles Chargé, qui lui avait succédé avant l'arrivée en 2022 des 3 dirigeants actuels, Frédéric Thomas - sans lien de parenté avec son homonyme fondateur de l'entreprise -, son épouse Anaïs et Josselin Defois. « Ça a été un moment fort pour nous et pour les collaborateurs », confie Anaïs Thomas.

Cinquante ans plus tôt, Joël Thomas lançait cette activité de charpente métallique route de Valanjou, dédiée alors exclusivement au monde agricole. Rejoint par Gilles Chargé, le constructeur va vite franchir les étapes et avait d'ailleurs déjà eu besoin de déménager pour plus grand en 2008, dans la zone artisanale chemilloise, rue de l'Europe, à quelques encablures des nouveaux locaux.

Un trio complémentaire aux commandes

Reprise en 2022, la PME s'appuie aujourd'hui sur un trio d'associés aux rôles bien définis. Anaïs Thomas pilote la gestion administrative. Son mari Frédéric Thomas, entré dans l'entreprise en 2001, assure la conduite des chantiers et le suivi d'affaires, avec une affinité naturelle pour les clients agricoles. Josselin Defois, dessinateur industriel de métier, suit quant à lui la production à l'atelier et les clients industriels. « Notre spécialité, c'est la conception, la fabrication et le montage de charpentes métalliques, mais on fait aussi de la couverture et du bardage », précise Anaïs Thomas. Le débouché agricole reste encore aujourd'hui un pilier majeur générant 40 % du chiffre d'affaires. L'entreprise conçoit et monte principalement des hangars de stockage et des stabulations bovines, « mais on commence à aller aussi sur du viticole ».

L'effectif compte 30 collaborateurs, dont trois dessinateurs au bureau d'études et cinq équipes de pose qui tournent en permanence sur des chantiers rayonnant jusqu'à une heure et demie de route autour de Chemillé. La fidélité humaine reste une fierté collective : « Arrivé comme apprenti en 1997, le plus ancien salarié est toujours là près de trente ans plus tard. On se connaît tous. Ça reste d'esprit familial », apprécie Anaïs Thomas.

Nouvelle machine, nouveau bâtiment, nouvelle ère

Ce qui n'enlève rien à l'ambition de l'entreprise, bien au contraire. Et l'arrivée dans ses nouveaux locaux sera à n'en pas douter un moteur de croissance. Le déménagement, effectif depuis le 7 juillet, répondait d'abord à une nécessité patrimoniale : « L'ancien bâtiment appartenait à notre cédant Gilles Chargé », rappelle Anaïs Thomas. Mais le déclic est surtout venu de l'acquisition d'une nouvelle machine, « une grenailleuse », qui ne rentrait pas dans l'ancien atelier. Comparable à une sableuse, cette machine permet de polir l'acier pour rendre sa surface lisse et directement prête à souder et à peindre, fluidifiant ainsi la production : « Aujourd'hui, on usine en moyenne 25 tonnes d'acier par semaine. L'objectif est de monter à 30 tonnes. »

Fruit de longs mois de travail, le nouvel atelier de 4 000 m² a été pensé, conçu, et bien sûr, monté en grande partie par les équipes de Thomas Constructions Métalliques. Tandis que les ponts roulants ont suivi le transfert, un tout nouveau système d'aspiration de peinture par le bas vient améliorer les conditions de travail dans l'atelier. Plus lumineux et moins énergivore, il isole aussi clairement la partie bureau de la partie atelier. Fini le bruit et les odeurs de peinture dans les bureaux ! Un nouvel outil plus fonctionnel et donc plus attractif qui place la PME sur les bons rails pour les 50 prochaines années !

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